une nuit en enfer ;; Inaya

Effroi de Wendel
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Effroi de Wendel
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Ven 30 Nov - 22:18

A NIGHT IN THE HELL @ someone tandis que le vent tapait contre la vitre opaque par la crasse, tandis que la pluie s'abattait violemment contre les murs et que l'inquiétude des moldus se faisaient ressentir, tu te hissais sur le béton blanc comme neige du pallier de cette maison de banlieue.
les lumières rouge et bleu clignotaient dans la rue sous la pluie battante et les plus curieux du quartier avaient sortis leur parapluie pour assouvir leur curiosité morbide.

toutes les maisons étaient identiques, pré-faite pour accueillir des familles moyennes en quête d'identité, tous vivaient une vie monotone dans un quotidien qu'ils s'étaient infligés eux-même et tu étais là en plein milieu, observant cet amas de moldus naïfs envahis par leur curiosité morbide. ce matin même, un simple parent d'élève, chef d'une entreprise en déclin avait tué toute sa famille avant de se suicider par la suite laissant tout un tas de dettes derrière eux. il n'y avait nul besoin de t'appeler pour des cas aussi simple à première vue, mais quelque chose interpella la police. l'arme du crime semblait être un malheureux bout de bois et les victimes ne laissait paraître aucune blessure comme si leur mal avait été interne. de plus pour les dégâts des lieux, il était évident que ce ne pouvait pas être l'oeuvre d'un simple bâton en bois. sauf si cela avait été l'oeuvre d'un sorcier.

à vrai dire, il était évident que l'homme de cette famille était un sorcier tu avais même pu découvrir son identité et l'un de ses enfants étaient poudlard.
tu n'as pas attendu une seconde avant de cacher toutes les preuves de magie allant même jusqu'à faire voir à tout le monde l'a présence d'un prétendu cadavre de l'enfant sorcier. caché aux yeux des curieux, tu pris une arme à feu et tira six balles: une sur le faux cadavre du plus grands, une sur la petite sœur, deux sur la mère, une dans le mur et une dans sous la mâchoire du père.

très vite l'affaire reprit comme si de rien était et plus personne n'omettait même le fait qu'il y ait eu acte de sorcellerie, ce crime était purement dû au désespoir du paternel qui avait dû mettre son entreprise en faillite et endetter sa famille.

de ton côté, tu quitta la scène désabusé face à cette affaire d'une simplicité absolue.



mais par ta chance habituelle, il était minuit passé et plus aucun bus ne circulaient hélas à cette période de la nuit ▬ en tout cas dans ces petits quartier. tu étais donc condamné à marcher jusqu'à chez toi sous cette pluie diabolique.
et alors qu'elle te faisait frissonner de froid dans tes vêtements trop légers pour la saison, tu partis en quête de sécheresse sous un arrêt de bus illuminé par la simple lumière de l'écran publicitaire, bien déterminé à attendre quatre heure si il faut ce maudit bus qui te guidera au chaud dans ton cocon douillet.

les lumières incessantes des voitures de police continuaient à résonner au loin alors que tu étais là à patienter la mort, une dernière cigarette coincées entre tes lèvres avant ton heure fatidique.
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Inaya Kent
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Ven 30 Nov - 22:59


Une nuit en enfer
Inaya est assise là, sur le toit de ce vieux bâtiment de deux étages, à attendre que son jouet de la nuit sorte enfin de sa misérable cachette. Elle n’a aucune idée de ce qu’il est en train de faire actuellement. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’il est rentré dans l’appartement d’à côté, et qu’il n’est toujours pas ressorti. Il n’habite pas là, elle le sait. Alors elle attend patiemment qu’il ressorte de lui-même. Elle attend ça depuis des jours, ce moment où elle pourra enfin l’attraper, le moment où elle pourra enfin en profiter, le moment où elle pourra savourer sa vengeance.

Bien sûr, rien de personnel.

Mais être un sorcier suffit à vous inscrire sur cette magnifique liste noire que la brune a dressé dans son esprit depuis déjà des années.

Celui-là, elle l’a trouvé dans les renseignements des Partisans. Elle a piqué le dossier à la brunette qui leur sert d’inspectrice. Cette fille a l’air flippée en permanence. Tout lui fait peur chez les partisans, absolument tout. Inaya n’a jamais trop compris ce qu’elle faisait là mais ça l’arrange bien. Leila, elle s’appelle comme ça il lui semble, ne pose jamais de question quand la jeune femme vient frapper à sa porte pour voler un dossier sur un sorcier qui vient tout juste d’être repéré. Des fois, elle ose demander si Blaine est au courant de ça. Mais la réponse est toujours la même. « Il finira par le savoir ».

Sa dernière proie en date est donc un jeune homme du nom d’Effroi de Wendel. Un nom bien pompeux, ça commence mal pour lui. Il est pseudo inspecteur et tente de couvrir les affaires magiques. En tout cas c’est ce qu’en ont déduit les partisans qui ont commencé à se renseigner sur lui. Toutes les descriptions sur lui se recoupent. Froid, sombre, mystérieux, un genre de masque plaqué sur la figure, mais d’une beauté ensorcelante. Sacré portrait qui a d’autant plus renforcé la curiosité d’Inaya à son égard.

Ça fait maintenant bien deux semaines qu’elle suit ses déplacements. Partout où il va, elle ne se trouve pas très loin. Soit sous son alias de moldue ordinaire soit en mission d’espionnage, mais elle est toujours là. Et cette nuit, c’était l’occasion d’enfin frapper. Bien sûr, elle ne va pas le livrer à Blaine. Non, ça serait beaucoup moins amusant. Et puis de toute façon il n’en a pas donné l’ordre. La brune a de tout autre projet pour lui. Elle va l’attraper, et s’amuser avec.

Comme on s’est amusé avec elle.

Ça y est, le voilà qui sort enfin de l’appartement. Il est minuit passé. Les quelques voitures restantes illuminent les routes avec leur phare pour ne pas provoquer d’accident, mais globalement l’ambiance de la banlieue de Londres est relativement sombre, calme, parfaite. Il s’arrête. A un arrêt de bus. Il sort une cigarette. Il est en confiance. Il ne se doute de rien. Alors a petit pas, Inaya change de position et vient se mettre à son niveau, un peu plus haut que lui grâce au petit bâtiment de la rue. De son sac à dos, elle sort un torchon imbibé. Du Chloroforme. Tout ce qui lui faut. Pas besoin de baguette magique quand des choses si simples font le travail. D’un bon, la jeune femme se jette sur lui et place le tissu blanc sur son visage. Il n’aura pas le temps de crier.

Blackout.

***

Assisse sur une table en bois miteuse, Inaya attend que le dénommé Effroi se réveille. Fini les longs manteaux sombres, fini les artifices, fini les baguettes magiques. Bonjour la peau à nu. La brune s’est permise d’enlever de son corps tout ce qui était superflu, ne lui laissant que sa chemise et son pantalon. Toujours endormi, son corps est retenu par ses propres bras, eux-mêmes enchainés à un mur de roche humide. Bien sûr, la partisane n’avait pas pu faire ça seule. Elle a un complice. Mais son nom restera secret. Pour le bien commun.

Lorsqu’elle l’entend pousser des gémissements, la brune s’empare de son masque blanc et le plaque contre son visage, ne laissant que deux trous pour les yeux. Tandis que le sorcier reprend enfin conscience, Inaya se lance dans un dialogue, pour l’heure à sens unique.

Franchement les sorciers vous n’avez vraiment pas bon gout. Quitte à fumer, tu pourrais au moins prendre autre chose. Quelque chose d’un peu plus fort. Sérieusement ça c’est de la paille. Histoire qu’on commence sur de bonnes bases, je préférais te le dire. Est-ce que tu m’as comprise ?


Pour toute réponse, Inaya n’eut que le silence de la cave dans laquelle les deux se trouvent. Agacée, la brune se saisit alors d’une petite lame sur le bureau et d’un geste sec, elle la lance en direction du jeune. En à peine une seconde, la fine lame se retrouve à traverser la main droite de sa proie, d’une précision chirurgicale.

J’espère vraiment que tu m’as comprise, ajoute-elle avec le sourire.

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Effroi de Wendel
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Sam 1 Déc - 0:09

A NIGHT IN THE HELL @ someone
ta conscience réapparu sur un douleur fracassante au niveau des épaules et tu pouvais te sentir plus léger. on t'avait enlevé ton manteau et autres babioles te laissant simplement chemise et pantalon. ils avaient même prit soin de te retirer ta baguette, histoire que tu ne tentes rien. ils savaient que tu étais un sorcier. à vrai dire, tu n'avais aucun doutes sur la nature de tes kidnappeurs: partisans.

ils étaient mesquins et vils, profiter du bruit de la pluie pour se mouvoir avec plus de discrétion, rompant jusqu'à toi ▬ il avait bondi à toi, certes. ils n'avaient aucuns esprits du combat aussi, saisissant l'occasion de te prendre au dépourvu.

tu grinçais des dents, gémissait de douleur et tenter vainement de bouger ces maudits bras quand soudain une voix se hissa dans la pièce. tu étais observé.
une personne était assise en face, portant un masque blanc. c'était une femme, les yeux fixé sur toi comme si elle pensait que tu pourrais disparaître à tout moment malgré les chaînes à tes poignets visiblement.

Franchement les sorciers vous n’avez vraiment pas bon gout. Quitte à fumer, tu pourrais au moins prendre autre chose. Quelque chose d’un peu plus fort. Sérieusement ça c’est de la paille. Histoire qu’on commence sur de bonnes bases, je préférais te le dire. Est-ce que tu m’as comprise ?

tu ne répondais rien, interloqué. elle avait commencé sa tirade sur une généralité puis avait décidé de parler de toi personnellement. enfin, tu voulais bien faire croire que c'était juste ça qui t'interloquer mais son masque ainsi que la pièce aussi. pourquoi y avait-il une table ici ? Avait-elle prévu de faire sa déclaration d’imposition entre deux coups de scalpel ? Avoir une salle de torture était-il seulement imposable ?

Tu la toisais avec un regard noir, la dévisageant au possible.
Soudain elle prit un couteau et le lança avec une précision déconcertante dans ta paume, te faisant retenir tant bien que mal un hurlement de douleur. Tu pouvais sentir les larmes humidifier tes yeux mais aucunes d'elle ne coulaient. Tu ne devais pas montrer ta faiblesse, aucunement.

J'ai pas compris, vous pouvez répéter ? disais-tu, moqueur. comme si tu avais toujours le contrôle de la situation alors que tu ne savais même pas si tu allais t'en sortir vivant.



Dis ma jolie, tu veux pas enlever ton masque que je puisse voir ton joli petit minois ?

 
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Inaya Kent
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Mer 5 Déc - 13:52


Une nuit en enfer
La situation avait tout pour plaire à Inaya. Un sorcier solidement attaché à un mur de bric, sa salle de torture préférée, sa petite lame, souvenir de tous les combats qu’elle a pu mener jusqu’à présent, et bien sûr son masque blanc. Ce beau masque si froid qui ne reflète plus rien. En attendant le réveil de son jouet nocturne, la brune pensait à tout ce qu’elle allait pouvoir lui faire mais aussi à la réaction de Blaine. Il lèvera surement les yeux au ciel, ne perdant même plus du temps pour répéter ce qu’il lui a déjà dit une cinquantaine de fois. Il sait que peu importe ses mots, la rose noire recommencera, parce qu’elle est faite comme ça.

Il avait fallu attendre presque une heure en tout pout que celui qui se nomme Effroi revienne à lui, surpris de voir où il avait été emmené. Désarmé, attaché, même sa tête ne le sauverait pas du sort qui l’attend. Une première provocation et déjà la lame de la brune se retrouve fichée dans la main du sorcier. Malgré la réelle douleur provoquée qui se lit sur l’ensemble de son corps, contre toute attente il ne réagit pas plus que ça. Pas un cri. Seulement des réponses sarcastiques. Ces réponses ont le don de faire sourire la brune, voir même de la faire rire.

J’ai bien fait de te choisir toi. Au moins je vais bien m’amuser. Quand on les prend trop jeune, il passe leur temps à hurler, à pleurer en appelant leurs parents pour venir les aider. C’est tellement moins agréable. Je déteste les enfants. Alors que les gens comme toi sont tellement plus intéressants…

La brunette s’approche du mur. Elle ne craint rien. Il ne peut pas bouger de toute façon et sa baguette est à l’autre bout de la pièce. Une fois à sa hauteur, elle extrait d’un coup sec la petite lame argentée avant de l’observer avec attention. Le sang luit dans la pâleur de la pièce, tandis que la plaie à sa main saigne mais pas trop abondamment. Elle n’a pas touché de veine principale. Il veut résister, il veut montrer qu’il est plus fort, plus malin. Ce n’est peut-être pas totalement faux. Mais pour l’heure, Inaya est en supériorité face à lui.

Tu es bien mignon mais j’ai encore besoin de mon masque. Mon identité est la seule que j’ai à protéger avec un minimum de sérieux. Peut-être plus tard, si tu es sage Effroi. Comme on va passer un petit moment ensemble, tu ne m’en veux pas que je t’appelle par ton prénom ?


De toute façon la réponse du sorcier n’intéresse pas tellement la jeune femme. Tout ce qui compte, c’est ce qu’elle va lui faire. Plusieurs fois, d’autres partisans ont cherché à comprendre ce que cela apportait vraiment à la brune de prendre le temps de les faire souffrir de la sorte. La plupart se contente de tuer, ou de capturer pour les confier aux scientifiques. Mais pas Inaya. Quand elle ramenait quelqu’un, c’était toujours dans un état épouvantable, au bord de la mort. Mais jamais sa cible n’a franchi la ligne rouge. Le plaisir que lui procure cette petite séance de torture est très personnel, difficile à comprendre pour de simples humains. Pourtant, elle a régulièrement besoin de cette dose. Cette dose de sadisme, ce plaisir de dominer l’autre dans la souffrance. Après tout il ne s’agit là que d’une boucle. Rendre ce qu’on lui a donné pendant si longtemps. Peut être devrait-il s’estimer heureux que leur calvaire avec Inaya ne s’arrête qu’à quelques heures, contre les 6 années qu’elle a vécu avec ses geôliers.

Les gars de chez nous ont fait des recherches sur toi. Apparemment, tu es un Velane. Une créature surnaturelle d’une grande beauté. On parle parfois de charme ensorcelant. C’est vrai que tu es plutôt pas mal dans ton genre.


Sans prévenir, tout en déliant ses mots, Inaya s’est saisie de sa petite lame pour commencer à dessiner les contours du visage du sorcier. Partant de sous son oreille gauche, en enfonçant seulement en très légère surface, elle retrace tous les contours de la mâchoire du dénommé Effroi. Elle le voyait tordre son visage de douleur, mais pas assez pour qu’il hurle. Elle le sait. Et pour l’instant, elle ne veut pas le faire hurler.

Après avoir fait le tour, la brune s’éloigne pour admirer son œuvre tout en souriant. Puis, elle retourne s’assoir sur la table abimée du fond de la pièce. Tu permets ? lui dit-elle avant de s’allumer une de ces cigarettes. Inaya soulève légèrement le masque, la porte à sa bouche avant s’en prendre une bouffée. Tout en soufflant, elle reprend son monologue.

Il faudrait bien plus fort pour que j’ai l’impression que ça me fasse quelque chose. Tu en veux ?



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Mer 5 Déc - 15:39

une nuit en enfer @ inaya


tu ne disais rien, tu ne devais rien dire. chacun de tes mots pouvaient devenir à tout moment une arme contre toi alors tu restais là, silencieux. le visage grave.
elle savait qui tu étais, ce n'était pas un hasard si c'était toi qui avaient été ciblé. et elle avait parler de plusieurs autres personnes.

cette fois tu en étais certain, c'était un coup des partisans. ils t'avaient découvert. peut-être savaient-ils aussi que tu t'amusais à trafiquer les scènes de crimes sorciers. le pire était surtout qu'ils savaient ce que tu étais, un vélane. du moins, à moitié.
t'avait-elle d'ailleurs complimenter ?

tu sais, si je t'intéressais à ce point tu aurais pu me demander un rencard j'aurais accepté. pas besoin de me kidnapper. disais-tu, cynique.


hélas effroi, tu t'es laissé entraîner. ce besoin incorrigible de toujours avoir le dernier mot. tu savais que ton arrogance te mettrait dans de beaux draps, tu savais pourtant que tu devais essayer d'être le moins réceptif possible jusqu'à qu'elle se lâche. il ne fallait pas la distraire mais te laisser subir sans rien dire t'était impossible.

tu devais prouver que tu ne te sentais pas en danger alors même que tout ton corps te disait de fuir à toute jambe. ton cœur battait à cent à l'heure, la peur nourrissait tes membres et ton regard cherchait n'importe quoi qui pourrait t'aider à te sortir de là.

soudain elle s'arma de sa lame et se rapprocha de toi. elle plantait le bout au creux de ta mâchoire juste en dessous de ton oreille et commença à redessiner celle-ci. tu serrais les dents, la douleur était supportable. ce qui te perturba le plus était de sentir ton sang culer le long de ta gorge jusqu'à partir s'imbiber dans ta chemise. quand elle eût terminer, tu pouvais presque sentir l'air entrer dans ta chair. tu tentais de bouger la mâchoire. ça te faisait mal, une douleur néanmoins légèrement comparé à celle de ta main.

je ...

tu respira un coup, ta tête commençait à tourner. les murs se déplaçaient sous tes yeux et tu pu voir au loin ta baguette, sans trop y faire attention.

je pense que tu devrais aller voir un psychiatre.

mais il n'en était rien, elle partit t'emprunter une cigarette. tu voyais déjà venir le mégot s'écraser contre ton bras, c'était d'un cliché. dans sa bonté d'âme, elle t'en proposa une.

pourquoi pas, mais je voudrais surtout savoir. c'est quoi notre safe word ? réponds-tu, reprenant du poil de la bête.
 
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Inaya Kent
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Jeu 6 Déc - 11:36


Une nuit en enfer
Inaya s’amuse bien. Vraiment. Le sorcier, Effroi, a du répondant. Il n’hésite pas à lui tenir tête, à lui répondre des choses qu’on pourrait qualifier de suicidaire vu sa position actuelle. Certains diraient qu’il veut mourir plus vite, d’autres savent qu’il fait ça pour se prouver que là, enchainé dans cette cave sans ses pouvoirs magiques, il n’est pas un moins que rien. Qu’il est capable de résister face aux épreuves que lui impose les partisans, et plus particulièrement Inaya dans le cas présent. Une belle preuve de courage qui ne peut que faire sourire la partisane.

La petite lame argentée file tout le long de la mâchoire du sorcier, et la brunette éprouve un plaisir non dissimulé à voir le sang couler le long de sa gorge avant de s’écraser contre sa belle chemise. La couleur immaculée du sang est commune à tout le monde. Sorcier comme moldu, aucun n’échappe aux reflets rougeâtres de ce liquide vitale. Il tourne légèrement de l’œil, alors Inaya recule. Elle n’a pas du tout envie qu’il tombe dans les pommes. Le jeu s’arrêterait trop vite. Il n’est pas question que son jouet se brise aussi facilement. Alors qu’elle commence à s’allumer sa cigarette, il ne trouve rien de mieux à dire qu’elle aurait besoin d’aller voir un psychiatre. Surprise, Inaya finit par éclater de rire avant de lui répondre.

J’apprécie ta sollicitude. S’inquiéter de ma santé mentale dans ta situation, je me demande si ce n’est pas toi qui devrait aller voir un psychiatre.

Après avoir allumé cette cigarette qu’elle compare avec aisance à de la paille, la brune s’approche de lui pour la lui mettre entre les lèvres. Ces trucs là n’ont aucun effet sur elle. Les larmes de Phoenix la régénèrent en permanence. Aucune cellule de ses poumons n’a noirci après ses multiples prises de tabac. Il lui faut quelque chose de très forts pour qu’elle en ressente vraiment les effets plus de quelques minutes, après quoi tout disparait pour lui rendre son corps d’enfant. Une vraie plaie. Après avoir tiré sur la cigarette une première fois, le sorcier continue de répondre. Encore. Inaya rit à nouveau. Un safe word ? Il n’a vraiment peur de rien. Toutefois amusée, elle s’accroupit juste devant lui, laissant glisser ses doigts contre sa mâchoire ensanglantée.

Contre toute attente, sexuellement parlant, je suis plutôt du genre classique. Te torturer ne provoque aucun désir sexuel chez moi. Ce plaisir que je ressens en te voyant enchainé à mes pieds, ça n’a rien à voir.

La jeune femme se relève pour le dominer, l’obligeant à lever les yeux vers elle. La brunette, à nouveau la lame en main, la laisse tournoyer entre ses doigts tout en s’interrogeant. Comment allait-elle poursuivre son chef-d’œuvre nocturne ? Avec la pointe de la lame, elle finit par se décider à découper la chemise du jeune homme, ou en tout cas la partie couvrant son bras droit, le laissant à nue devant elle. Il est temps d’aller un peu plus loin, de trouver ses limites. Sans le prévenir, elle enfonce la lame dans son bras, doucement, avec une lenteur extrême, millimètres par millimètres, en attendant qu’il hurle. Oui, cette fois-ci c’est bon, elle veut l’entendre crier, elle veut savoir où son ses limites.

Elle veut savoir comment le mettre en pièce.


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Mer 26 Déc - 17:13

une nuit en enfer @ inaya

tu grinçais des dents en sentant son doigt glisser le long de ta blessure, picotant cette surface de façon inconfortable. tu t'inquiétais déjà que la plaie s'infecte et que ton visage se retrouve défiguré. elle n'oserait pas, non. ce serait ruiner ta vie, toi vélane.

la douleur redescendait dans tout ton corps, et tu pouvais sentir ta jambe tremblait à cause du stress. tu avais de plus en plus de mal à respirer et tes pupilles se dilataient en la voyant déchirer ta manche avec son couteau. la lame tournoyait en attendant qu'elle trouve l'idée de ce qu'elle t'infligerait à nouveau. ta gorge se serra et tu te forçais à respirer convenablement. c'était la pire situation pour montrer ta peur, ton inquiétude.

tes yeux voyaient mais tu ne regardais rien, tu te concentrais sur toi, sur ton poul, tu tentais de te calmer. et lorsque ton corps se calma enfin, que ton cœur décida d'accepter la situation, te permettant de réfléchir calmement, un brûlure extrême fila le long de ton corps et la douleur paralysa ton corps entier.

l'adrénaline montait et tes yeux s'écarquillaient.

tu ravalais ton cri, laissant audible qu'un râle violent et fort. tout tes muscles se contractèrent. ton sang filait et tu pouvais le sentir couler lentement contre la peau de ton bras.

tu tourna le visage, voyant le couteau s'enfoncer dans ton bras. lentement. trop lentement. chaque centimètre te faisait perdre tes moyens, tu gigotais dans tout les sens.


serre les dents, subis, c'est bientôt fini.

des frissons parcouraient ton dos, ils t'hurlaient de fuir. et tu sentais ta nuque tremblait à vu d’œil, tu baissais la tête, cachant ton visage crispé de douleur.
dans ce mouvement, tu pouvais presque sentir à nouveau la douleur de ta mâchoire que tu oubliais face à celle de ton bras.

ta respiration s’accélérait, tu ne devais pas perdre pied.

ne perd pas pied, effroi.



sa...

coupé par un vertige.

pourquoi ?
 
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Inaya Kent
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Dim 6 Jan - 22:24


Une nuit en enfer
Voilà une situation des plus jouissives pour la partisane.

Observer ce sorcier plier sous la torture lui procure un plaisir difficilement dissimulable. A chaque fois c’est la même chose. Elle ne peut s’empêcher de commencer, contre les ordres, et de continuer encore et encore, jusqu’à ce qu’enfin, les sorciers finissent par plier fasse à leur bourreau.

Un vrai délice.

Tandis que sa fine lame argentée s’enfonce un peu plus chaque seconde dans la chaire de son jouet nocturne, la jeune femme ne peut s’empêcher de getter chacune de ses réactions, à la recherche de ce qu’elle attend. Il résiste. Il veut montrer qu’il est fort. Qu’il peut encore la dominer, ne serait que mentalement. Une volonté qui ne provoque qu’un sourire amusé sur le visage d’Inaya. Il résiste. Qu’il fasse comme bon lui semble. Car d’ici quelques instants, la partisane sait pertinemment qu’il finira par renoncer en la suppliant d’arrêter. Comme ils le font tous.

Mais jamais elle n’arrêtera. Car jamais ils n’ont arrêté.

Ses yeux tournent. Il se bat pour ne pas lâcher prise. Il se bat pour ne pas tomber fasse à elle. Ses cris étouffés retentissent dans sa gorge, signe qu’il lutte encore désespérément pour le peu d’orgueil qui lui reste. Et même si au début cela amusait bien Inaya, il arrive un moment où elle finit par perdre patience. Alors elle finit d’enfoncer cette lame, touchant avec une étonnante délicatesse l’os de sa victime, arrachant enfin ce cri qu’elle attendait tant. Ce cri qui sonne si doux à ses oreilles. Ce cri qu’elle ne se lassera jamais d’entendre.

Lorsqu’elle retire son arme de la chair du sorcier, il lui semble percevoir un râle. Il veut parler, il veut l’insulter de tous les noms, de tous les maux qu’il connait. Mais jamais ces quelques mots ne sortent de sa bouche. Et pourtant, cela ne gênerait absolument pas la brune de les entendre. « Salope ? Sale Pute ? Dis-moi ce que tu penses. J’en ai marre de jouer sur les sous-entendus. »

La plaie qu’elle vient de lui infliger saigne abondamment. Mais étrangement, elle n’en a rien à faire. Elle qui trouvait ces manières de vélane si amusantes commence à perdre patience. Il est temps d’accélérer le rythme, qu’elle finisse son chef d’œuvre d’une grande beauté. Cette beauté surnaturelle qu’elle ne va pas se priver de tailler en pièce.

Mais seulement voilà, il semblerait que son magnifique projet soit ralenti par un excès de colère. Il aurait suffi d’un seul mot de la part du sorcier pour définitivement mettre en colère la jeune femme. Une colère noire, telle la rose qu’elle est. Alors que sa lame était fixée à ses doigts, la voilà qui s’échappe de ses doigts pour être remplacer par un coup de poing asséné violemment dans la tempe de sa proie. C’est extrêmement rare qu’elle en vienne aux mains face à une de ces créatures. Mais là, ça en était trop pour elle qui n’hésite plus à cracher son venin sur le sorcier.

Tu oses me demander pourquoi ? Les autres avaient au moins la décence de reconnaitre leur tort, ou à défaut de ne pas oser la ramener devant moi ! Et toi tu oses me regarder droit dans les yeux et me demander pourquoi ?! Regarde-toi, regarde ce que tu fais ! Tu maquilles des meurtres de sorciers, tu te débrouilles pour que la société ne sache pas qui vous êtes, que vous soyez blanc comme neige. Mais c’est à cause de gens comme toi que je suis ce que je suis devenue !

Dans un accès de rage, la jeune femme frappe une seconde fois le sorcier avant de reculer de quelques pas. Délicatement, elle se saisit de son arme tombée sur le sol humide de la cave avant de l’observer avec attention. Sans lever les yeux, elle s’adresse à Effroi.

On va faire un jeu toi et moi. Je vais m’infliger une blessure au hasard sur le corps, et à chaque fois que je résisterais, je reproduirais la même chose sur toi.

Sans attendre une quelconque réponse de sa part, Inaya prend la lame du bout de ses doigts, par du haut de son épaule et trace une ligne profonde dans sa chair grâce au scalpel. Le sang coule à flot le long de sa peau blanche. Le rouge envahit l’espace, sous les yeux incrédules d’un sorcier qui ne saurait comprendre. Mais à peine était-elle arrivée au niveau de son poignée que l’ensemble de la plaie s’était déjà refermée, ne laissant plus qu’à la brune son rire emprunt de folie pour combler le vide de la pièce.

Je crois que j’ai résisté. A ton tour.

Et elle reprenait. Encore. En traçant cette même ligne. Finis la délicatesse précédente.

Place au massacre.



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Effroi de Wendel
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Effroi de Wendel
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Mar 8 Jan - 1:03

une nuit en enfer @ inaya

et son poing fracassa ton visage
dans un coup violent qui te coupa de tout et tout;
était flou
était fou.

ta tête vola, percuta le mur et ton regard cherchait désespérément ta bourreau tandis qu'elle parlait. elle t'accusait,

non.

elle vous accusait,
elle généralisait.

si tu étais assez conscient peut-être aurais-tu pu comprendre les fonds de sa phrase, peut-être aurais-tu pu déceler sa tristesse, sa détresse.

si tu étais assez empathique peut-être aurais-tu tenter de l'aider, de la rassurer, peut-être aurais-tu pu comprendre toute la souffrance des autres.

mais tout cela pour toi ne s'apparentait qu'à une chose; la haine.
tout était pardonnable;

presque.

tant que ça ne te concerne pas.

tu ne lui pardonnera jamais, tu voulais la voir en pâtir.



elle se planta la lame dans son propre corps, son rire tonitruant retentissant dans la pièce refroidissant le lieu avec effroi.

colère montante, tu ouvris tes lèvres, susurrant:

balivernes...


tu la laissais lacérer ta poitrine, fier comme un coq. le regard brûlant transperçant ceux de de son tyran.

et merde, putain ! si je le faisais pas, le moindre meurtre de sorcier serait la fameuse preuve irréfutable que les sorciers en général sont des monstres. je fais pas d'eux des gens bien, j'enlève juste la partie magique de leur meurtre.

tu sentais l'odeur du fer s'imprégner violemment dans tes narines, fixant en même temps le corps guéri. tes articulations te lâchent, tu n'as plus aucune force, ton corps est lourd.

tu te meurs.

tu es juste une extrémiste frustrée bercée par l'idée que t'es quelqu'un de bien...

tu cligna des yeux,
tu n'avais plus la force de lutter.

tu laissais la mort s'imprégner de toi, lentement.

t'as juste la haine de pas être...

dernier soupir.

... forte

 
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Inaya Kent
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Ven 18 Jan - 21:57


Une nuit en enfer
Inaya se délectait de cette sensation.

Elle voulait souffrir.

Encore.

Pour se sentir vivante. Pour se sentir humaine.

Pour que le monstre en elle disparaisse enfin.

Mais elle ne peut pas, il n’y a plus rien d’humain en elle.

A la seconde même où la lame sort de sa chaire encore ruisselante de ce liquide rouge poisseux que déjà, les plaies se referment. Déjà, la douleur qu’elle a senti au moment où elle a enfoncé cette lame s’estompe. Il n’y a déjà plus rien. Plus que cette terrible sensation de rien, de vide. Ces blessures que la partisane venait de s’infliger d’un simple coup de lame se sont refermées de manière surnaturelle. Rien n’explique ça de manière cohérente. Aucun sorcier n’a ce pouvoir. Alors une humaine. Comme l’imaginer ?

Inaya est la preuve vivante que la réalité repousse parfois la fiction.

Ce qui était devenu un simple cobaye, un simple sujet de test pour faire passer le temps, est devenu une véritable arme hors de contrôle. Cette gamine qu’ils ont arraché à sa famille a dépassé toutes leurs espérances.

Tellement que l’un d’eux a fini empalé sur sa propre création.

Et d’autres encore le seront, ravagés par la colère sans aucune mesure de celle que l’on nomme la rose noire.

Effroi fait partit de ceux-là. En tout cas la brune le voudrait bien. Mais elle n’a pas le droit de le tuer. Pas encore. Alors, elle déverse sa colère sur lui, sur ce Vélane qui ose s’opposer à elle. Sur celui qui se permet de demander pourquoi.

La lame traverse sa chair de sorcier. Chaque centimètre passé déforme un peu plus le visage de cette créature fantastique. Et chaque expression corrompue par cette douleur intense qu’il ressent semble un peu plus soulager cette haine qu’elle ressent au plus profond d’elle. Alors elle continue, encore, encore, encore, sans même se soucier de lui.

Il n’y a plus de jeu. Il n’y a plus d’amusement. Il n’y a plus que de la violence.

Il essaie de se défendre, de justifier ses actes, mais la brune ne répond. La colère déborde, elle saute de son couvercle.

Elle n’a plus rien à dire.

Elle n’a plus qu’à faire.

Mais lorsqu’il ose encore prononcer quelques mots, ces simples petits mots, ça en est trop pour la partisane. Elle le frappe au visage, sur son si beau visage, encore. Dans un cri sans commune mesure, elle hurle.

Mais je ne suis pas quelqu’un de bien ! Je ne suis que la vengeance ! Je ne suis plus rien d’autre !

Trop tard. Il n’est plus là. Son esprit est ailleurs. Son corps ne tient plus.

Non, il n’est pas mort.

Dans un geste violent, Inaya jette sa lame sur le sol et se met à faire les 400 pas dans cette petite cave, rongée par la haine. Ce sorcier l’a mis dans tous ses états. D’habitude elle a un minimum de contrôle dans ce genre de situation. Mais là plus rien. Seulement une colère a l’état pur, comme elle n’était pas ressortie depuis très longtemps.

Il n’y a plus qu’à attendre qu’il revienne à lui, pour qu’enfin elle finisse son chef d’œuvre nocturne. Cette œuvre chaotique, mêlée à des émotions d’un autre genre.  


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Effroi de Wendel
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Effroi de Wendel
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Jeu 7 Fév - 19:07

une nuit en enfer @ inaya

épilepsie illusoire, rêves dérisoires.

tu la vois, joyeux de fer dans les mains lacérant le corps dépourvu de vie au sol. sourire ironique dans un vent de panique qui se veut mythique, elle te laisse observer tout l'amour qu'elle te porte et ses yeux heurtent les tiens et sa panique s'invisibilise lentement pour te réconforter.

n'ai pas peur jusqu'à ce qu'elle te morde, qu'elle t'arrache tes nerfs, qu'elle transperce ton corps et te culpabilise de tes torts.

tu ne saurais comprendre si c'est ta mère ou ta sœur, peut-être même est-ce le père féminisation phobique d'un homme absent. et de tout son cœur, ta sœur, ton démon.

laisse toi hurler dans la cave, l'esprit suant, tu t'es réveillé avec une vision flou oubliant presque dans quel pétrin tu étais. presque rassuré d'être là, qu'elle ne l'était pas.
et tu revoyais la masquée qui te toisait, tu ne saurais dire quelle émotion elle transmettait à travers cette paroi, tu ne saurais lire en elle quand elle ne parle pas.

et tes derniers moment de vie avant ton semi-coma reviennent. ton corps s'est accoutumée à la douleur de tes blessures et elle n'est plus qu'un souvenir lointain bien qu'ancré dans ta peau comme l'icône de ton danger.



toujours là ? tu dors ?

tu semblais plus calme, tu montrais presque que ce qu'il y avait en toi était encore bien plus dangereux que tout ce qu'elle pourrait te faire. tu t'étonnais de te demander si la mort ne serait pas un solution à toutes tes douleurs mais tu renia vite cette idée.

que vas-tu faire ensuite ?

petit sourire taquin.


que comptes-tu faire après m'avoir tué, en fait ? retourner à une vie normale ? te trouver un nouveau chéri ? fais gaffe, je risque de le prendre mal.
 
MONTY
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Inaya Kent
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Ven 8 Fév - 14:35


Une nuit en enfer
Ca bouillonne en elle. Vraiment.

Effroi, voilà le responsable. Sans prévenir, il a réussi à faire sauter le couvercle qui permettait à la jeune femme de garder une certaine distance avec ses victimes. Il n’y a plus de plaisir à le voir souffrir. Il n’y a plus d’amusement à le voir défaillir sous sa lame. Non, il n’y a plus que de la colère c’est irrésistible envie d’en finir avec ce sorcier si arrogant, incapable de reconnaitre au bord de la mort ses propres torts. Un gars effronté comme jamais Inaya n’en avait croisé auparavant.

Après avoir ramassé sa petite lame argentée, la brunette retourne s’assoir sur sa petite table et s’allume une seconde cigarette, prise dans le paquet qu’elle a volé à Effroi. C’est toujours aussi nul, sans goût, pas la moindre sensation. Mais au moins, la jeune femme joue avec la fumée, essaie de se calmer. Transgresser les consignes de Blaine ne serait clairement pas une bonne idée, surement ce moment. Alors elle prend son mal en patience, et attend que le sorcier revienne à lui. La brune y est peut-être allée un peu fort sur la fin. Elle sert son poing et le desserre à un rythme régulier. D’habitude elle ne les touche pas, se contentant de sa petite lame pour faire des dégâts. C’est plus subtil, plus raffiné que frapper de toutes ses forces avec son poing. Mais sur le coup, Inaya en a eu besoin. Besoin que par le biais de cette frappe, cet excès de colère s’évacue.

Le voilà qui revient à lui. Toujours aussi arrogant. Il tente de faire le malin. Encore une façon de se prouver à lui-même qu’il maitrise parfaitement ce qu’il se passe. Qu’il a encore la main sur la suite des événements. Risible, la brune le sait. Fierté masculine ou ego surdimensionné, aucune idée. Et la jeune femme ne veut pas le savoir. Elle ne prend même pas la peine de lui répondre et s’approche du sorcier toujours attaché contre le mur de la cave. Une fois de plus, elle dégaine sa lame. Mais cette fois-ci, elle s’accroupit devant lui et attrape son bras de la main gauche pour ne pas qu’il bouge.

De la main droite, elle n’a plus qu’à laisser sa signature.

Avec légèreté, la brune laisse ses doigts guider la lame profondément dans la chair de sa victime. Avec une finesse qu’elle ne se connait que rarement, la partisane laisse les traits s’enchainer, comme une œuvre qu’elle voudrait sublimer. Touche par touche, Inaya finit par cesser, admirant son chef d’œuvre.

J’en ai fini avec toi pour ce soir. Mais je reviendrais. Tu es à moi. Et la prochaine fois qu’un partisan croisera ta route, il saura qu’il n’aura pas intérêt à te toucher, car tu es ma proie. Tu es la proie de la rose noire.

Admirant une dernière fois cette sublime rose tracée à même sa chaire et désormais couverte de son propre sang, Inaya ne perd pas plus de temps et retourne se saisir de sa petite astuce magique. Les sorciers ont beau être plus puissant que les humains, le chloroforme les affecte tout autant. Et en un instant, Effroi retourne dans le monde des rêves.

***

Elle l’a jeté là, quelque part dans une ruelle sombre de la banlieue, pas loin de là où elle l’a attrapé. Il repart mutilé, marqué par la rose noire et sa baguette brisée. Il aura un peu de mal à reprendre ses activités normales pendant un temps mais Inaya en est sure. Il reviendra la chercher. Il voudra se venger. Il voudra la briser. Mais ce jour-là elle sera prête.

Prête à ajouter Effroi à son tableau de chasse déjà bien rempli.  




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