Loup alpha & louveteau || feat. Dax Miller

Castiel Lee
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Mar 6 Nov - 0:20

Septembre 2040 - Arrivée à Poudlard.


Ça m'a fait un choc le jour où mon père m'a remis la lettre pour Poudlard.

Le choc a été encore plus grand quand je suis arrivé sur place. Des grandes et longues rues de Cleveland aux petits chemins du quartier tranquille de Chelsea où j'ai passé toute ma prime jeunesse, on peut dire que la transition a été flagrante avec l'arrière-pays et l'atmosphère bien plus rustique de Poudlard. J'ai eu l'impression de changer de monde – ce qui, dans un sens, était tout à fait exact – en seulement quelques heures et j'ai dû prendre le temps de m'acclimater avec cette nouvelle vie. Je me rappelle mes premiers jours à me perdre parmi les escaliers mouvants, à essayer de trouver ma salle de cours, à arriver tout essoufflé. J'en rigole pas mal en y repensant, mais au début, j'avais beaucoup de mal à m'intégrer à l'école. J'avais beau être le plus sérieux et le plus déterminé du monde à y parvenir, je n'y arrivai pas et cela me minait grandement. Je n'arrêtai pas de me demander si j'allais pouvoir réussir à passer les sept prochaines années de ma vie en ces lieux, si je n'allais pas abandonner avant.

Mais tout ceci a très vite changé.

En arrivant à Poudlard, j'ai très vite été soumis au Choixpeau – comme tous les autres en fait –. À vrai dire, je ne me souviens pas vraiment de comment cela s'est passé. J'ai mis ça sur le compte de l'appréhension et l'excitation, mais je pense surtout que je n'avais pas encore le réflexe instinct de retenir les moments les plus importants de ma vie – par contre, retenir les journées d'amusements avec les copains de Chelsea, pas de problème – et que ça m'est passé au-dessus. Je me souviens néanmoins que le Choixpeau n'a pas mis très longtemps avant de m'envoyer à Gryffondor. Sur le coup, je n'étais pas spécialement enjoué, mais après coup, j'ai compris que c'était le meilleur dortoir dans lequel il pouvait m'envoyer. C'est grâce à l'aide de ses membres que j'ai pu réussir finalement à m'intégrer à Poudlard et à commencer à vivre dans le plus grand des bonheurs ma vie de sorcier.

Pendant quatre ans, ma vie n'a été qu'un enchaînement de découvertes.

Chaque jour un peu plus, j'étais émerveillé. À chaque instant, j'étais comme un enfant le soir de Noël. Tout me donnait envie de le découvrir dans ses moindres détails. J'étais presque intenable. À côté de cela, les élèves étaient tous très sympathiques, qu'il s'agisse des Gryffondor ou des autres dortoirs. J'ai pu me faire beaucoup d'amis et me suit constitué une petite réputation dans l'école. Je n'étais pas le plus fort ni le plus performant de tous, mais on me reconnaissait pour ce que j'étais et certains en venaient à m'admirer ou en tout cas à vouloir traîner avec moi dès que possible. Du côté des professeurs, tous ne s'accordaient pas forcément sur leur opinion à mon propos, mais au moins, aucun d'eux ne se montrait hautain ou hostile à mon encontre. Au contraire, je pense qu'ils appréciaient beaucoup ma présence. Hector Chênemou, mon professeur de sortilèges durant tout mon passage à Poudlard, m'a d'ailleurs dit un jour « Tu es quelqu'un de très inspirant mon garçon. Ça fait plaisir de voir des petits jeunes comme toi ! ». Autant dire que ça m'a mis du baume au cœur.

Sauf qu'après trois années, j'ai commencé à sentir qu'il me manquait quelque chose.

J'avais pourtant la réputation, les amis, les petits-amis – à l'époque, j'avais déjà compris ce que je ressentais pour les hommes, même si c'était encore assez léger –, les notes plutôt bonnes, un cadre de vie que j'avais appris à chérir de tout mon cœur. Mais je ne sus pourquoi, je ressentais comme une sorte de vide au fond de moi. Quelque chose manquait. Quelque chose d'inspirant, quelque chose qui me fasse redoubler de motivation, qui me donne envie d'atteindre des objectifs plus hauts encore que ceux que j'avais à l'époque. Malheureusement, je n'arrivais à trouver ce quelque chose. J'ai eu beau chercher, rien n'apportait satisfaction à cet étrange et mystérieux manque. Mes parents ont bien essayé de m'aider à le trouver en voyant mon désarroi, mais là encore, chou blanc. À l'aube de ma quatrième année à Poudlard, j'étais autant résolu à abandonner les recherches et à me convaincre que ce n'était que mon imagination que je l'étais à mettre tout en œuvre pour trouver ce quelque chose.

Sauf qu'il a fini par venir de lui-même, et beaucoup plus tôt que prévu.

Septembre 2044 - Quatrième année à Poudlard.


Ce jour-là, contrairement au jour du Choixpeau, je m'en souviens aussi clairement que je vois ma main devant mon visage. On avait été amené dans la salle commune comme tous les matins pour le petit-déjeuner où tout le monde s'en mettait pleins la panse. Installé près de la table des professeurs, j'avais un temps suivi le mouvement, faisant fuir ma famine matinale, mais très vite, une forme étrange m'avait interpellé. Un nouveau professeur. Je savais que d'autres l'avaient remarqué, mais je pense que j'étais celui qui y accordait tant d'importance. J'ignorais ce qui me prenait, mais je ne parvenais pas à détacher mon regard de cet homme à la chevelure de feu. Il avait ce quelque chose d'envoûtant qui t'empêchait de détacher ton regard de lui, et il fallut l'appel sonore du directeur Dumbledore pour me soutirer à mon envoûtement. En y pensant, je devais être passé pour un grand ahuri à fixer cet homme sans raison. Pour peu, j'en aurai rougi. Mais il n'en fut rien, car tu étais beaucoup trop captivé par le discours du vieil homme qui n'attendit pas très longtemps pour annoncer la nomination du nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Les quelques mots que le nouvel arrivant prononça alors, ils resteront gravés à jamais dans ma mémoire. Comme un tatouage indélébile. Ces mots qui ont changé.

Hey ! Je suis Dax Miller, ancien auror puis professeur à Ilvermorny. J'espère que vous pardonnerez mes petites confusions culturelles !

C'est à cet instant que j'ai compris. C'est à cet instant précis que je l'ai senti. Ça m'a transpercé d'une flèche en plein cœur et pendant un temps, j'ai cru que le monde avait disparu autour de moi. Et pourtant. Tout ceci était bien réel, aucun doute là-dessus. Le sentiment qui me parcourait également, me procurant des frissons imperceptibles autrement que par moi-même. Je le savais désormais, je le sentais au fond de moi. C'était lui. C'était ce quelque chose. Comme une quête centenaire qui s'achevait, un nouveau sentiment d'extase s'empara de moi. Sans doute était-ce un peu disproportionné comme réaction, surtout que je le connaissais à peine, mais je m'en fichais totalement à ce moment-là. Il était celui qui venait de combler le manque au fond de moi, celui qui, sans le savoir, m'avait offert une toute nouvelle motivation et une envie nouvelle d'atteindre des sommets auxquels je n'aurai jamais pensé auparavant. C'était complètement dingue quand j'y repense, mais pourtant, c'était vrai.

En l'espace d'une phrase, Dax Miller était devenu mon modèle.

Mais je ne parle pas d'un simple modèle, celui qui te pousserait à suivre un chemin en particulier dans ta vie pour devenir comme lui. Nan, je parle du vrai modèle, celui qui va façonner ta vie entière tant il t'attire. Dax était ce genre d'homme qui te faisait dire à chaque levée « C'est comme ça que je serai plus tard ! Foi de Lee ! ». La vérité dans tout cela, c'est qu'il y a quelque chose d'autre qui t'a attiré en lui, mais je ne l'ai jamais compris. Enfin, disons plutôt que je ne l'ai jamais assumé et que j'ai préféré me convaincre que c'était simplement le modèle de mes rêves, le style d'homme que j'aspirai à devenir. En plus c'est un américain et il a l'accent new yorkais très prononcé ! Que demandait de plus ?

Eh bien, rien de moins que de l'avoir pour les trois années suivantes en tant que professeur.

Quand je l'ai appris, j'ai cru que j'allais sauter sur place au point d'en exploser mon lit tant j'étais excité par la nouvelle. J'en avais presque le souffle coupé. C'était dingue, c'était la folie. J'étais un peu bête quand j'y pense. Mais en attendant, ça m'avait remis d'aplomb et j'avais ainsi pu démarrer cette quatrième année sur les chapeaux de roues. Je voulais montrer à Dax Miller qui j'étais. Je voulais qu'il me découvre et se souvienne de moi pour toujours. Je me disais que je devais laisser ma trace dans sa vie, dans son histoire. Alors que jusqu'à présent, je n'avais pas des notes très hautes en défense contre les forces du mal, j'ai voulu changer cela et me montrer compétent auprès du professeur … Ah la la, ce jour-là aussi, il restera gravé dans ma mémoire pour toujours. Vous savez, il n'est pas rare que j'entende certaines personnes autour de moi dire que j'ai eu une vie facile et sans problème. Dans une certaine mesure, ils ont raison. Mais de mon point de vue, ma vie comporte tout de même quelques traces sombres que j'aimerai oublier à jamais.

Et ce jour en fait parti.

Le jour de ma première vraie rencontre avec Dax.

Mais aussi … le jour le plus honteux de toute ma vie …
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Dax Miller
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Jeu 8 Nov - 16:23


Malgré son apparente nonchalance, Dax n’est pas du tout à l’aise. C’est même plutôt l’inverse. Il sent bien les regards qui se posent sur lui, intrigués et peut-être un peu surpris. Il sent bien qu’on le juge du regard, qu’on cherche à comprendre qui il est ce qu’il fait là.

Dommage pour eux, Dax ne sait pas beaucoup plus qu’eux.

Tout c’est passé très vite au final.

À peine l’année de cours à Ilvermorny terminée, qu’il a reçue une lettre de la part du directeur de Poudlard, cherchant à le rencontrer pour lui faire une proposition. On lui a dit de sauter sur l’opportunité de rencontre le grand Albus Dumbledore et comme un gentil soldat, Dax s’est empressé de prendre rendez-vous avec le vieux sorcier.

Et Dax doit bien reconnaître qu’il a totalement été mit sous le charme du château de Poudlard et mit en confiance par l’apparence de gentil grand-père derrière laquelle se camoufle le vieux serpent qu’est devenu Dumbledore.

Il n’a pas été très surprenant de le voir accepter sans trop d’hésitation la proposition de venir travailler ici, à des kilomètres de son pays natal et de ses habitudes.

De l’autre côté de l’Atlantique, tout le monde l’a félicité chaleureusement. Si Poudlard a désormais de la concurrence, il faut bien reconnaître que la vieille école a un standing et une classe que les autres écoles ne peuvent que lui envier et la réputation de son directeur de fait qu’améliorer celle de l’école qu’il dirige depuis si longtemps. Plus du double de l’age de l’ex-auror. Au moins.

Il a rapidement entamé les procédures, démissionné à Ilvermorny, prévenu famille et amis, récupéré ses papiers pour son séjour sur les terres anglaises.

Comme la grand majorité des américains et tout particulièrement des sorciers américains, Dax voit les origines de sa famille ici, en Grande Bretagne. Les Miller n’ont jamais été très arbre généalogique ou quoi que ce soit, alors difficile à dire d’où il vient exactement et même si il n’a pas quelques cousins perdus quelque part dans le vieux pays.

Il a déménagé vers la fin août, dans l’un des nombreux appartements que le château propose aux professeurs. Pour être franc, Dax en est absolument ravi.

Oui.

Il a pleine vue sur le terrain de Quidditch et c’est l’unique raison pour laquelle il est content de ses appartement.

Alors, voilà, Dax va devenir professeur à Poudlard et il est absolument, complètement terrifié.

Il a beau avoir affronté un dragon, s’être battu à mains nue contre un Nundu, avoir le record d’arrestations et d’enquêtes closes du MACUSA, il est terrifié par une bande de gamin. D’autant plus que la taille de Poudlard implique qu’il aura toutes les classes. Des minuscules premières années aux presque adultes septièmes années et c’est un sacré changement par rapport à Ilvermorny où il avait que les années supérieures … Il a dû adapter ses cours pour suivre le programme du ministère anglais, s’insurger sur les bouquins demandés aux élèves, et tout ça avant la fin juillet pour pouvoir fournir les livres qu’il juge bien plus adéquat. En faisant attention à ce qu’ils soient disponible au Royaume-Uni.

Bref, l’été de Dax avait été mouvementée et pas de la manière qu’il aimait. La paperasse, ce fléau.

Tout ça pourquoi ? Pour feindre une nonchalance maladroite et espérer ne pas être trop dépassé. Ou dire une connerie américaine que les britanniques ne comprendront pas …

Et au final, après la présentation rapide du professeur Dumbledore, c’est à lui de prononcer quelques mots. C’est sa première impression, c’est important. Alors il affiche un large sourire, se redresse de toute son imposante taille et parle, avec ce vieil accent dont il n’arrivera probablement jamais à se débarrasser.

- Hey ! Je suis Dax Miller, ancien auror puis professeur à Ilvermorny. J’espère que vous pardonnerez mes petites confusions culturelles !

Un léger clin d’œil et un petit rire pour conclure avant de se rasseoir termine ce qu’il espère être une première rencontre réussie. La professeur de Botanique installée à côté de lui lui fait un léger sourire en hochant la tête et il prend positivement.

Maintenant, il peut retourner stresser à propos de ces cours.



Comme les autres professeurs, Dax a reçu son emploi du temps à la fin de l’été et il peut donc passer le premier matin de l’année à regarder les élèves découvrir les leurs avec amusement.

Pendant les deux petites semaines de pré-rentrée, le rouquin a put sans trop de mal sympathiser avec les différents professeurs et autres membres du personnel de Poudlard, aussi il n’est pas vraiment étrange de le voir éclater de rire après une des délicieuses remarques sarcastiques de la professeur d’astronomie.

Dax vit toujours à fond, pour chacune de ses actions, chacune de ses paroles, Dax est à 100 %. Il est audacieux, impertinent, extraverti. Il parle trop fort, rigole trop fort, aime trop fort.

C’est peut-être bien pour ça qu’il est un aussi bon professeur.
C’est peut-être bien pour ça que le professeur Dumbledore lui fait autant confiance.



Le lundi après-midi de la rentrée, après une matinée partagée entre les premières années de Serpentard et Gryffondor et les sixièmes années de Poufsouffle et Serdaigle, Dax fait face aux quatrièmes années, Gryffondor et Serpentard à nouveau.

Comme pour les autres classes, Dax a prévu de leur faire un petit examen rapide afin de jauger le niveau de la classe et voir comment adapter ces cours aux élèves en face de lui.

Appuyé contre son bureau, il regarde entrer les quatrièmes années avec attention. L’avantage de Poudlard et de son nombre d’élève relativement bas, c’est que les professeurs peuvent se concentrer sur les élèves et apprendre à vraiment les connaître.

Dax a toujours été doué pour jauger les gens et il faut dire qu’avec son ancien métier c’est quelque chose de relativement important. Il repère rapidement les bons élèves, les fauteurs de trouble, les timides et les extravertis.

Tout porte à croire que c’est une bonne classe et Dax éclate franchement de rire quand les premières protestations résonnent quand il agite la pile de copie dans sa main droite.

- C’est juste pour moi, ça sera pas compté dans votre moyenne. J’veux juste savoir ce que vous savez faire.

Les protestations se taisent quelque peu et Dax sourit largement.

- Bien, avant ça, j’voudrais quand même me présenter un peu mieux que lors du banquet. Je m’appelle Dax Miller.

Il agite la main pour inscrire son nom sur le tableau derrière lui. L’acte de magie sans-baguette attise immédiatement l’attention des élèves. Son sourire s’agrandit. Il est capable de petites choses mais ça fait toujours son effet.

- J’ai été Auror pendant 4 ans au MACUSA puis j’ai décidé de devenir professeur à Ilvermorny, l’école où j’ai fait mes études. Pour les plus curieux, je suis un ancien Wamatou.

Rassuré par l’attention que lui porte les élèves, il continue.

- J’adore le quidditch et les voyages, surtout quand je vais dans des endroits fun, comme la forêt amazonienne ou le désert du Sahara !

Il se déplace entre les bureaux, cherchant à ancrer chaque visage dans son esprit.

- Si vous avez des questions sur moi, je vous laisse une dizaine de minutes et ensuite on passera à mon petit quizz.

Un sourire aimable sur les lèvres, il fait signe à la classe que c’est à eux. Il repense avec un sourire que ce matin les premières années ont demandés des anecdotes sur ces voyages alors que les sixièmes années se sont inquiétés de ses qualifications. Où se situeront les quatrièmes années ?
loup alpha et louveteau
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