Malgré le temps qui passe... || Astrid&Hector

Astrid Storm
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Mar 8 Jan - 20:26

Cette bonne vieille rue. Cela fait presque six ans que je n'y avais pas mis les pieds. Rien n'a changé, même magasin, même type de personnes. Me retrouver parmi des sorciers à nouveau est une drôle de sensation. J'ai été longtemps seule, dans des endroits calmes et sauvages. Quelques marcheurs Moldus croisés sur mon trajet, mais aucune parole échangée, ni même une simple salutation. La belle vie, on me laissait tranquille. Ici, tous ne parlent que de magie, des étudiants utilisent leur agent de poche pour des bonbons ou des nouveaux gadgets. La routine au chemin de Traverse. Je suis revenue il y a peu vers Londres, me promenant dans ses rues et avenues quand je me sentais joyeuse. A cette période de l'année, quelques touristes se promènent encore, quelques mots étrangers arrivent aux oreilles. J'ai croisé quelques sorciers, parlant dans les rues étroites de leurs dernières trouvailles à voix basses. La vie citadine des Londoniens ne me donne vraiment pas envie; ils portent tous des chemises ou des tailleurs, on leur téléphone collé à l'oreille et ne parlent qu'en hurlant. Des extraterrestres. A cette ville, je ne trouve qu'un aspect intéressant: leurs magasins. Je ne parle pas des magasins aux devantures bien trop importantes et trompeuses, mais des boutiques cachées et, atypiques. J'ai entendu dire que les gens qui trouvaient ces endroits cools étaient bizarres, ça ne me changera pas de d'habitude. C'est que l'ambiance est différente, les articles sont pourtant si incroyables. En marchant dans ce chemin de Traverse, mon espoir de tomber sur un endroit comme ceux-là me ferait revenir plus souvent. Le peu de souvenirs qu'il me reste de cet endroit me font sourire. Seule avec ma petite liste, je faisais mes courses pour la future année à venir. Le seul magasin électronique est toujours là. Le petit baladeur de mon enfance en provenait. On retrouve des petites réductions, sur les vêtements, sur les fournitures, pour faire de la place aux nouvelles collections. La vie habituelle du chemin de Traverse. Je me promène, les mains dans le blouson, traînant les pieds, je ne suis pas pressée. J'observe, j'écoute ce monde qui m'entoure. Je ne me souvenais plus des regards aux sujets de mes cheveux, les yeux des enfants interrogateurs. Certains petits me montrent du doigt demandant à leur maman pourquoi ils étaient ainsi. Et gênées, elles répondent souvent que ça arrive d'avoir des cheveux différents, avant de disparaître dans la foule. Ça ne me fait pas grand chose désormais, leur malaise suffit à me sentir bien. J'ai parfois des excuses, tournant l'innocence de leur enfant comme prétexte. Alors je dis machinalement que ça ne fait rien . Et mon sourire faux efface ce sentiment de honte. J'ai retrouvé "Fleury et Bott", libraire plus que renommée. J'y ai dépensé des fortunes en y achetant des dizaines de livres. La partie scolaire occupe beaucoup l'espace, mais il reste quelques rayons de bouquins encore intéressants. Du romantique pour les filles au épique pour les garçons, j'ai traversé les genres au fil du temps. Encore aujourd'hui, ils se situent toujours à côté de l'escalier menant aux réserves. Me faufilant dans les allées, évitant tous contact avec quelqu'un ou quelque chose, je retrouve mon paradis. Les livres ennuyeux de mon époque attentent toujours un futur acheteur, les couvertures des nouveaux scintillent dans mes yeux. J'en attrape un, puis un autre, les feuillete, lis un extrait par-ci, par-là. Le plaisir de retoucher ce papier spécial ne fut pas long.

" Excusez-moi mademoiselle mais, nous vous demandons de ne pas toucher les livres ni de les lire sans les acheter. Alors désirez-vous en prendre un? Je vous prie de reposer correctement ceux que vous ne compterai pas prendre."

Comment acheter un livre sans le feuilleter? Cette femme, au sourire forcé typique des vendeuses, m'a regardé les remettre à leur place avant de retourner vers les autres clients. Mais où est ma petite vendeuse qui me conseillait les meilleurs livres? Et ses nouvelles règles, je déteste les règles. Je suis partie comme une furie du magasin, bousculant un homme sur ma trajectoire. Je me suis excusée, me retournant légèrement vers lui par politesse, mais l'atmosphère fausse de ce lieu autrefois magique pesait trop. L'air frais de la saison m'a permis de me calmer, de retrouver mon attitude calme du jour. J'ai continué à retrouver les boutiques du chemin, farfouillant dans les rayons cachés à la recherche de trésors. Ce retour dans le monde des sorciers n'était pas une si mauvaise idée. Les magasins de mode ne sont pas si horribles, j'ai trouvé de nouvelles pièces et bricoles en tout genre. On ne me prête pas trop attention, j'avais peur des regards pesants. Pourtant, je sens que quelque chose est différent. Je traverse le chemin depuis bientôt deux heures, il est tant de rentrer. Sortant du dernier magasin qu'il me restait à faire, mon regard surplombe la foule toujours dense. Un homme me regarde, ça doit être pour mes cheveux. Je rentre dans cet amas de personnes, bousculée et bousculant les gens qui m'entourent. Je me dirige vers l'allée qui me fera retourner à Londres, son regard croise à nouveau le mien. Un doute se crée en moi: nous connaissons nous? C'est impossible, je ne connais presque personne. Mais ce visage me rappelle pourtant quelqu'un. Je suis immobile en plein milieu du chemin. Je cherche des yeux une personne imaginaire, seul moyen de vérifier s'il est toujours rivé sur moi. Mais il n'y a pas de doute, c'est bien moi qu'il regarde. Nos regards se croisent une dernière fois, avec insistance. Je ne sais pas ce qu'il souhaite, peut être est ce malsain; je n'en ai aucune idée. Je décide de partir, qu'importe la raison. Le chemin de Traverse ne m'a jamais paru aussi long a remonté, Londres est de l'autre côté du mur…
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Hector Doom
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Sam 12 Jan - 1:30

Alors que l’entretien avec Dax avait donné lieu à une réponse favorable quant à ma nouvelle profession j’avais décidé de rendre visite à une vieille connaissance, enfin plus que ça, c’était ma confidente et inversement durant mes années d’études… Andromède enfin Andy plus exactement. J’ai entendu dire qu’elle dormait au chaudron baveur le temps de trouver du boulot, alors je lui ai donné rendez vous dans l’après-midi. Je prends donc mon manteau bien trop long mais qui me donne le peu de prestance que je m’accorde ainsi que mon chapeau feutré et sort de l’école. Il est tôt dans la matinée comme à mon habitude j’aime voir Londres sous ce soleil pâle caressant l’idée que le monde n’est toujours pas mis en route et que je ne risque pas d’être dérangé. Encore seul dans ces allées je me laisse distraire par la moindre petite chose que ce soit un bruit, une odeur où un fragment lumineux venant taper ma rétine. Ainsi je tombe comme à chaque fois sur l’odeur d’un petit déjeuné en cours de préparation… Mmmmmh il est vrai que je n’ai toujours pas mangé et que la famine commence à se faire sentir ! Alors que je me rapproche du chemin de traverse je me rends compte qu’andromède ne sera jamais levée à cette heure… J’ouvre la porte du Chaudron Baveur et comme prévue Madame n’est pas levée…En même temps on s’est donné rendez-vous vers 13h et il n’est… Que 8h… J’engloutit alors un petit déjeuner des meilleurs au monde… Œuf, bacon et bagel, on ne commence pas une bonne journée sans avoir bien mangé, parole d’un Poufsouffle. Une petite marche digestive ne fera pas de mal… et en même temps je n’ai que ça à faire il me reste 5 bonnes heures à tuer.

Je marche alors, ici et là en espérant trouver quelque chose de passionnant à faire. La ruelle commence à s’animer de plus en plus et en l’espace d’un instant le monde afflue de tous les côtés. Cherchant à m’abriter de ce peuple je rentre dans la première boutique qui passe et me rends compte que je viens d’entrer la où j’ai eu mes premiers grimoires dans les mains. Fleury et Bott, je parcours les allées tel un enfant et me rends compte que la seule chose qui a changé c’est ce qui sert de vendeuse… enfin bon je ne reste pas plus longtemps que cela puisque ce n’été que pour reprendre mon souffle, 11h approche et je décide donc de changer de boutique, alors que je sort mes yeux sont éblouis par un reflet vert mais je n’y prête pas tellement attention, ce n’est que 5 mètre plus loin que la réalité me frappa tel le saule cogneur… c’était elle, celle sur qui je ne pouvais m’empêcher de baver ou d’avoir l’air idiot alors que Andy lisait mes pensées…

Astrid Storm… La plus belle fille de Poudlard. Ses cheveux verts la rendez uniques, gracieuse et si particulière… Son style vestimentaire à bien changer… J’en ai même un peu chaud… Sans m’en rendre compte je suis debout fixant la sortie du magasin depuis bientôt dix minutes espérant pouvoir passer mes yeux à nouveau sur elle, et le miracle se produisit… Elle sort et passe à une autre boutique et mes pieds la suivent… discrètement je la suis de magasin en magasin restant caché du mieux que je peux … Elle rentre dans une dernière échoppe et en sort rapidement, tellement rapidement que je suis planté là à la fixer alors que son regard balaye la foule et se pose sur le mien…

Mais ce n’est pas exactement comme dans les films moldus à l’eau de rose… Son regard panique et reviens sur moi à plusieurs reprise… Elle ne doit pas me remettre, je suis tellement insignifiant… Elle commence à s’échapper d’un pas sec et effrayé mais je ne peux me retenir je la suis dans une accélération raisonnable et l’interpelle

ASTRID ! Attend… !
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Astrid Storm
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Sam 12 Jan - 18:24

Il connaît mon nom. Il vient de le prononcer, je n'ai pas rêver. Mon sang s'est glacé d'une traite quand j'ai attendu sa voix. J'en étais certaine maintenant, nous nous connaissions, ou il me connaissais. J'ai continué de marcher, fait semblant de ne pas entendre. Pourtant, j'ai pilé nette quand il m'a appelé. J'ai repris la marche, un cadence beaucoup plus rapide que pendant ma promenade d'aujourd'hui. Personne ne s'intéresse à moi depuis mon enfance, pourquoi maintenant? Je n'en reviens toujours pas, il connaît mon nom. J'essais, à mon tour, de mettre un nom sur lui. Je ne regarde même pas où je vais. Il me connaît, je ne devrais pas avoir peur. Et du peu de ce que j'ai vu de cet homme, il n'a pas la tête d'un pervers ou d'un tueur en série. Mais je ne connais personne. Et s'il me veux du mal? Ou si c'est au sujet de mon passé? Je veux rester seule, et ne pas y toucher, à ce satané passé. Les larmes me sont montées aux yeux, j'ai serré les points. Je me suis retournée rapidement pour voir s'il continuait à me suivre. Il était toujours derrière moi, essayant de passer les gens. Nos regards se sont encore croisés, mais j'ai continué d'avancer. Son visage devient plus clair dans mon esprit. Tout s'emmêle dans ma tête. Qui est-il? Que me veut-il? Je n'ai encore aucunes réponses. Il faudrait que je lui demande. Et si les choses se passent mal, je sais placer de bons coups aux bons endroits. Mon pas a commencé à ralentir; je suis perdue. Je vis ma vie solitaire depuis maintenant presque 6 ans. Tout se passe comme je le souhaite; plus de problème, plus de moqueries, ce que je désirais par dessus tout. J'ai traversé le monde, un panel de musique pour chaque voyage. Et aujourd'hui je veux commencer le deuxième chapitre de ma nouvelle vie. Trouver un logement, me fixer un repère et arrêter d'être vagabonde. Me trouver un travail aussi, m'occuper. Et lui, cet homme, n'est pas prévu dans l'histoire. Jamais je ne voudrais à nouveau d'obstacles sur mon chemin. J'ai planifié mon destin, pour arrêter d'avoir un mal permanent sur les épaules, qui me compresse. S'il modifie tout le réglage de l'horloge de ma vie? Je n'ai plus de temps à perdre. Mes dix-huit premières années, pour moi, n'ont pas existé. J'ai tant de choses à découvrir. Poudlard m'a appris les bases de la vie. Se méfier, se protéger, qu'il est préférable d'être seule que mal accompagné. J'y ai appris à dominer la vie.
Je me souviens. Je sais qui il est. Il était élève à Poudlard. Je me suis retournée à nouveau sur lui, toujours à mes trousses. C'est bien lui. Dans mes souvenirs, il n'était pas de mon année, mais bien dans l'année supérieure. Il n'a pas trop changé, un peu plus épais et virile qu'avant. Ce n'est pas plus mal. Il riait aussi, pour mes cheveux. Il n'était pas leader d'un groupe de moqueries, il n'en a pas la carrure. Mais il en faisant parti. Aucun mot n'est sorti de sa bouche pendant mes études, je découvre sa voix aujourd'hui, aucun coup ou vol non plus. Mais je n'ai jamais eu aucune aide non plus. Il était comme les autres, à sa manière. J'ai encore plus serré les points, les ongles dans la peau. Ses pensées m'ont fait bouillonner. J'aurais pu faire demi-tour pour lui mettre mon point dans les dents, maintenant que j'ai le courage de les affronter, mais je n'aime pas être violente, je garde ma rage. Et je ne sais pas ce qu'il veut. Peut-être pour me parler de mes cheveux, me faire rappeler qu'ils sont toujours le long de mes joues; peut-être pour s'excuser, même si j'en doute réellement. Les enfants sont idiots, n'oublions pas. Il est vraiment temps de partir, je n'ai plus rien à faire ici. Je regrette presque d'être venue. Il ne reste presque plus rien à parcourir avant de pouvoir disparaître. L'air était presque irrespirable. Je dois partir. Mon nom est apparu dans l'espace pour la deuxième fois, de cette même voix, et ses doigts sont venus effleurer les miens.

" Astrid, attend s'il te plaît!"

Sa voix était sûre, un peu plus hésitante que la précédente fois. Et ses doigts brûlants contrastait avec ma main gelée. J'étais soudée au sol, il était juste derrière moi. Son léger souple, plus rythmique qu'à la normale, faisait bouger quelques mèches de cheveux. Je me suis retournée, je pouvais maintenant le voir pleinement. La grande ombre du soleil ne trahissait pas sa vrai nature. Son long manteau non plus, il est vraiment grand. Je ne distingue pas ses yeux, son chapeau me l'empêchant. Un petit sourire est dessiné sur ses lèvres, très timidement, sa mâchoire tremble un peu. Je suis toujours autant perdue, une seule question en tête. Pourquoi? Je ne pouvais pas parlé, et je ne voulais pas. C'est lui qui m'a suivit, c'est lui qui doit me donner des réponses à mes questions. Je veux savoir maintenant, maintenant que nous sommes face à face. Pourtant, il a l'air aussi perdu que moi.
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Hector Doom
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Lun 14 Jan - 22:02

Alors qu’elle commença à me regarder, moi qui pensais que son pas ralentirai afin de venir me saluer… Elle se mit à s’enfuir comme si j’était un meurtrier, je n’étais donc que cela à ses yeux… Une personne effrayante qui lui voulait du mal… ? Je ne pouvais m’asseoir sur les efforts que j’ai fait après Poudlard, pour m’intégrer, pour me sociabiliser… S’ensuit alors une sorte de course poursuite à travers la rue… le monde affluant et mes jambes bien trop longues ne faisait que me freiner alors qu’elle se faufiler au sein de la foule je parviens à reprendre du terrain, mes yeux ne pouvais la perdre, surement trop gourmand je ne fixer que son corps dans cette cohue… Et sans m’en rendre compte mon retard se réduisit de moitié, la conviction de lui parler était plus forte que tout ! Un bon mètre seulement nous sépare mon souffle s’accélère et alors que je tends ma main je la frôle, elle, la délicate fleur du mal comme j’aimais l’appeler… alors que ses doigts glacés s’échappaient de mon étreinte brûlante je ne sais plus quoi dire… Un flottement et l’idée qu’elle s’échappe à nouveau me poussa à sortir de ma gorge ces mots qui me brûlais les lèvres…

Astrid, attend s’il te plait !

Son regard se tourna alors que je me cachais tant mien que mal du soleil qui m’éblouissait, ou alors c’était elle… Elle était droite, et inflexible tel une de ces statues que j’affectionne tant… C’est peut-être ça qui m’a attiré vers elle. Alors que je pense à tout cela le temps passe sans que je m’en rende compte. Ma voix tremble alors que mes yeux se perdent sur ces courbes… Elle à bien changé depuis tout ce temps… Je rougis ma tête remplie d’images plus ou moins innocente. Mais il ne faut pas paraître louche… Mon feutre se relève et mes cheveux rouges libère mes yeux qui se plongent dans les siens…

Salut… Euh je sais pas si tu te rappelle on était tout les deux à Poudlard… J’été dans la promo d’avant la tienne. Et bon j’était un peu solitaire à cette époque sans compter ma timidité… Bref je savais bien que je reverrai ton magni… Visage quelque année plus tard… Enfin bon qu’est-ce que tu deviens ?...

Mais quel con… Qu’Est-ce que tu deviens ? on dirait que je parle à un monstre… même si les monstres c’est mon domaine… Heureusement que je ne l’ai pas dit… Je savais que les autres la trouvaient bizarre à cause de ces cheveux que je trouve personnellement magnifique… Mais bon mon sort n’est plus entre mes griffes…
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Astrid Storm
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Mar 15 Jan - 18:59

Ne parlant presque à personne, j'ai développé un sens du détail important. J'ai beaucoup observé, analysé et critiqué des habitudes, des petits défauts. Les gens qui m'entouraient n'avaient aucun scrupule à mon sujet, que de simples regards méprisants. Je pouvais le faire aussi, mes réflexions restaient personnelles. J'ai découvert des habitudes bizarres, des mimiques encore plus étranges et, à ma manière, je pouvais me moquer d'eux. Mais observer quelqu'un qui est face à toi est une drôle de sensation. Dans mon coin, les gens ne me regardaient pas, j'étais tranquille. Nous sommes en plein milieu du chemin, face à face, et mes yeux n'osent pas se poser sur lui. Je ne pense pas que se soit de la timidité, mais plus la peur d'être jugée en retour. De rapides coups d'œil se posent sur différentes parties de son corps. Une immensité, devenu plus large, très mystérieux. Mais le petit sourire montre une petite faiblesse. Petit à petit, l'envie de m'attarder sur lui dans son intégralité me dévore. Je cherche encore ses yeux, qui restent cacher sous ce chapeau, je les dissimule. Comme moi, il m'observe. Il hésite aussi. Et il prête attention à des détails différents des miens. Les yeux, les lèvres, les expressions du visage sont ce que je regarde essentiellement. Mais nous ne sommes pas pareils sur ce point. J'ai changé, physiquement, c'est vrai. Mais je n'ai encore jamais attiré d'attention à ce sujet. C'est bizarre aussi, comme sensation. Intimidée et énervée, je ferme ma veste, regrettant bientôt de m'être retourner. Un moment passe. Puis nos regards se croisent enfin. Un regard puissant, qui le fait rougir, bizarrement. Le silence se rompt enfin, d'une voix un peu plus hésitante encore.

"Salut… Euh je sais pas si tu te rappelles on était tout les deux à Poudlard… J’étais dans la promo d’avant la tienne. Et bon j’étais un peu solitaire à cette époque sans compter ma timidité… Bref je savais bien que je reverrai ton magni… Visage quelque année plus tard… Enfin bon qu’est-ce que tu deviens ?..."

Je rêve. Evidemment que je me souviens de lui. Evidemment que je sais qu'il était dans la promo supérieure. Mais je ne m'attendais pas à ça. Cette petite timidité oui. Il s'est quand même moqué dans le passé. Mais elle est bien là. Une petite voix qui tremble, les pommettes rouges, il ne me regarde pas trop dans les yeux. Et cette question. "Qu'est-ce que tu deviens?". Je laisse un petite silence, voir sa réaction, et réfléchir à ma réponse. On se fixe, de temps en temps, intensément. J'ai des questions moi aussi. Je ne sais même pas son nom. Et le but de cette discussion. Il semble si perturbé, si mal à l'aise..

" Et bien... Ce que je deviens? Pas grand chose.. J'ai bougé, voyagé, et me voilà à nouveau ici. Mais... je suis désolée mais... je n'ai plus trop de souvenirs de toi.. Tu peux me redire ton nom?"

Je ne le regarde pas non plus dans les yeux, plutôt mes petites bottines. Je n'aime pas ça, c'est assez malaisant je trouve. Je viens poser mon regard dans le sien, par moment. Et ses pommettes revivent de plus belle. C'est un peu bête mais, j'en ai presque envie de rire. Notre conversation doit être "spéciale" vue de l'extérieur. Nous sommes dans une sorte de bulle, le bruit étouffant du chemin s'est estompé. Je ne comprends vraiment pas tout, mais j'espère comprendre rapidement.
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Hector Doom
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Dim 20 Jan - 15:11

Son regard se plonge dans le sol… presque honteux je ne vois pas pourquoi elle n'ose pas me parler normalement… alors une question cinglante fit siffler mes oreilles :

Tu peux me redire ton nom?...

Mon cœur se brisa comme un éclat de verre je n'était donc que ça à ses yeux, un brouillard… une vague impression de déjà vue sans réel envie d'en connaître plus. Je n'étais que ça au sein de Poudlard plus discret qu'un fantôme et plus transparent que l'eau du Lac noir… mes poings se serrent mes ongles entrant dans ma chair de colère et de désespoir… il faut dire que je n'ai jamais eu le courage de lui parler lors de mes études alors que je n'avais d'yeux que pour elle.

Ma voix trembla des battements irréguliers de mon cœur :

Hector, Hector Doom… Je.. bref c'est drôle de te croiser sachant qu'on a étudier ensemble la ou je vais maintenant enseigner. Enfin bon je ne te retient pas plus je sens que tu n'as pas trop envie de parler… juste pour te dire que tout ce que disaient les autres c'est des conneries j'ai toujours aimer la couleur de tes cheveux… et je ne comprenais pas pourquoi tous se moquait de toi et je t'ai admiré pour t'être battue jusqu'au bout… Aller je te laisse…

Je commence a remettre mon chapeau en place alors que le tonnerre gronde. Je sent une première goutte puis l'averse se met à tomber. L'odeur du cuir de ma veste contraste avec l'odeur de pluie sur le bitume. Mes talons se tourne et je perd le visuel sur la plus jolie fille que je connaissais un bruit retentit reconnaissable parmi de nombreux autres du quotidien… je tourne légèrement le coin de l'œil une larme descendant de celui là, je croise enfin son regard, ces yeux jaunes fixant le plus profond de ma personne. La seule chose que j'espère c'est qu'elle ne capte pas que ce sont des larmes mais plutôt des gouttes. Son parapluie se déploie autour de son enveloppe charnelle et ses lèvres lance un …
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Astrid Storm
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Dim 20 Jan - 19:49

Un déchirement est apparu dans son regard quand je lui es redemandé son nom. Il a essayé de le camoufler d'un petit sourire banal, mais sans succès. À vrai dire, il n'était pas un garçon très populaire et malheureusement, ou heureusement je ne sais pas, on ne connaît que le nom des petits prétentieux. Retenir le nom des brillants serait impensable; c'est bien trop inutile de les connaître. Nous ne sommes que des personnes inutiles et inintéressantes à leurs yeux. Tous des pauvres crétins. Notre partie de la société n'est pas comme les autres. Derrière chaque idée, un résonnement est déjà en place. Aucuns informations croustillantes à donner à ses langues de vipères sur notre vie privée. Car, oui, nous avons une vie privée, comme tous le monde. Je n'ai jamais parlé de la mienne à qui que se soit. Et je n'avais personne à qui la raconter. Elle est peu banale, et en effraye plus d'un. À cet âge, les histoires d'amour sont au cœur des sujets. Des histoires à vomir, évidemment. Les petits gestes affectifs et les roulages de pelles encombraient les couloirs; vraiment fascinant. Les deux dernières années à Poudlard n'étaient rythmées que de cet état d'esprit. Trouver le sorcier charmant ou avoir le plus de conquêtes. Une bien triste vie. Et moi, entourée de ce surplus d'amour permanant, je restais seule. Mais comme on dit, il vaut mieux d'être seule que mal accompagnée.

Hector, Hector Doom...

Je me souviens entièrement de lui. Son nom était déjà ressorti des salles de classes pour son travail remarquable. Et nous nous sommes déjà croiser dans les couloirs. Il enchaîna rapidement, un peu hésitant, une nouvelle fois.

Je.. bref c'est drôle de te croiser sachant qu'on a étudié ensemble là où je vais maintenant enseigner. Enfin bon je ne te retiens pas plus je sens que tu n'as pas trop envie de parler… juste pour te dire que tout ce que disaient les autres c'est des conneries j'ai toujours aimer la couleur de tes cheveux… et je ne comprenais pas pourquoi tous se moquait de toi et je t'ai admiré pour t'être battue jusqu'au bout… Aller je te laisse…

Une douleur vive vient se loger dans ma gorge et dans mon ventre. Une douleur que je n'ai jamais encore eu. Une douleur qui persiste. Elle est arrivée quand il a dit qu'il aimait mes cheveux. Il aime mes cheveux. Je rêve. Je n'ai rien pu dire. Ça ne m'est jamais arrivé d'entendre ça. Un compliment. Le ciel a sonné une première fois, puis une seconde avant de verser ses larmes. Sans aucunes réactions de ma part, il a replacé son chapeau, me tirant un dernier sourire avant de faire demi-tour. Les gouttes de pluie commençaient à couler sur mon visage, me faisant remarquer que j'étais bouillante. Ce contraste me remis les idées au clair. Il aime mes cheveux. Cette immensité qu'il est a commencé son trajet inverse, caché sous son chapeau. Le bruit de ses talons contre les pavés du chemin maintenant désertique résonnait dans ma tête. Je ne pouvais pas le laisser partir après ses paroles. J'en voulais toujours plus. Encore et encore. J'ai ouvert mon parapluie, je dégoulinais de partout. Il a tourné la tête une dernière fois, me regardant. Une larme glissée le long de sa joue, il l'enleva très vite. Les petites lunettes que je portais dans ma scolarité n'était qu'esthétique, je vois parfaitement bien. Je me suis plongé intégralement dans son regard. C'était la première fois que je regardais quelqu'un de cette manière. Mes yeux dorés ne pouvaient que dévorer ceux de ce mystérieux. Il était un mystère, oui, tout comme notre rencontre, ou nos retrouvailles je ne sais pas. Et toutes ces questions qui n'étaient pas résolues. Trop de mystère planait autour de moi.
Une envie commença à naître, une envie tellement différente de moi, une chose que je n'aurais jamais pensé faire un jour. Rattraper quelqu'un. Le rappeler. Et cette envie est devenue plus forte que ma nature de solitaire. Et cette envie a fait augmenter la douleur que j'avais à la gorge. Jamais un son n'aurait pu sortir sous cette douleur. Mais c'est bien ma voix qui a résonné dans l'intégralité du chemin.

Hector! Attend!

Nous venions d'échanger les rôles. C'est moi désormais qui voulait qu'il arrête d'avancer. Et c'est moi aussi qui avait la voix qui hésiter. Il s'est retourné vers moi; une deuxième larme avait creusé son chemin sur sa joue. Puis c'est sur la mienne qu'une larme a décidé de surgir. Un trop plein d'émotions positifs. Je l'ai enlevé avec la manche de ma veste, reniflant par la même occasion. Dans le silence du monde, j'ai continué.

Tu les aimes vraiment mes cheveux...?
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