Astrid Storm // Une sorcière venue du Nord // [Terminé]

Astrid Storm
Neutre
Astrid Storm
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Date d'inscription : 25/12/2018
Mar 25 Déc - 2:14

Astrid Storm
Storm
Astrid
24 ans
Neutre
Sorcier
Baguette : Bois de rose –  plume de phoenix - 27,3 cm - Assez flexible  
Patronus Chat Sauvage
Avatar : Nelliel-Bleach

Description
Un passé douloureux, une femme mystérieuse. Ou plutôt différente, dirais-je. Depuis mon enfance, je n'ai jamais été comme les autres, toujours un petit quelque chose qui faisait de moi, une étrangeté. Mon apparence a d'abord intrigué le monde, et effrayé. Une chevelure d'un vert émeraude digne d'une sublime sirène. Mais ce n'est que moi. Certains pourraient être fascinés mais généralement, mes cheveux n'ont inspiré que la peur et le mal. Enfant, je me suis renfermée du monde extérieur. Petite chose, j'essayais de me cacher de la vie pour ne pas me faire remarquer. La trace rouge en dessous de mes yeux n'a pas facilité non plus. Plus rosâtre auparavant, elle s'intensifie à travers les années. Mais ces différences font parti de moi, que je le veuille ou non. La nature a été gentille avec le reste de mon corps. Étant petite plus jeune, je suis vite revenue à la normale. Ni trop enveloppée, ni trop fine, je n'ai rien à dire non plus. Être normale n'était pas pour moi.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi nous sommes comme cela et pas autrement? Pourquoi avons-nous un tel caractère et pas un autre? Savoir qui décide de ça pour nous? Ou est-ce que nous choisissons pour nous-même sans nous en rendre compte? J'ai plaisir à y réfléchir dans mes insomnies, les grandes réflexions me donnant souvent envie de dormir.

Outre mon apparence, le caractère de l'enfant fragile que j'étais en arrivant à Poudlard n'est plus. Seul mon esprit solitaire traverse le temps. Il a toujours été la, au plus profond de moi. En y repensant, je n'ai jamais eu besoin de personne. J'ai grandi, appris et vécu seule. Maintenant, cette solitude a trouvé compagnie dans la liberté. L'âge adulte, quelle belle aventure. Plus besoin que l'on me surveille ou que l'on décide avec moi, je suis libre, sans frontière, et sans personne. J'étais impatiente de passer ce cap pour enfin choisir ma vie malgré le temps qui avançait à reculons en cette dernière année à l'école. En attendant, je me suis forgée un mental, un caractère. Une nouvelle vie commençait dans peu, une nouvelle Astrid devait voir le jour. Moins fragile, moins intimidée, moins vulnérable, moins elle tout simplement. C'était fini cet esprit scolaire pour ne pas penser et réfléchir au reste, il fallait que je sois prête. Alors je me suis métamorphosée étape par étape avec le temps. J'ai commencé à réagir aux moqueries, arrêtant de fuir. J'ai fait face pour montrer que ce temps-là était fini, ça ne m'atteindrait plus. Ils ont continué à se moquer encore, en étant plus durs. Mais je n'en pouvais plus de tous ses mots, je n'étais plus fragile et faible. J'ai continué mon combat, sans lâcher prise. J'étais déterminée. Sont venues ensuite les provocations. Me battre aurait été une solution pour leur montrer cette nouvelle rage, mais l'indifférence reste la meilleure réponse. Je prenais un plaisir monstre de ne pas y prêter attention. Ne me touchant pas, leurs paroles semblaient nulles et enfantines. Une réputation évaporée, ils n'étaient plus rien à mes yeux et aux yeux des autres. Une vengeance explosive.
Après cet épisode, les bruits de couloir à mon sujet sont devenus muets. J'ai alors exploré ce nouveau caractère, essayant de nouvelles choses. Je n'avais pas peur des coups dans le dos, peur d'eux, j'ai donc changé de style vestimentaire. Toujours cachée dans des pulls immenses, des capuches et des écharpes, j'ai tout retiré pour laisser place à un style que je nommerais de "sexy gothique". Je n'ai pas quitté le noir, et je voulais m'accepter entièrement. La nature m'ayant fait don de nouvelles formes, elles ne seraient pas dissimulées sous des sweats ou des pantalons bien trop larges. Sans être vulgaire, j'ai commencé à porter des jupes, des robes, des hauts près du corps. J'ai essayé de trouver ma part de féminité dans ce nouveau corps et cette nouvelle moi. Mais il était hors de question que je lâche mes jeans et mes sweats pour mes jours plus noirs, évidemment. Le dégoût que j'avais en me regardant dans la glace s'est transformé en sourire. Je pouvais enfin de trouver bien, me trouver belle, malgré le fait que je sois telle que je suis. Après mon look, j'ai appris à connaître mes cheveux. J'ai arrêté de les négliger tout le temps, cette tignasse monstrueuse. J'ai regardé des tutos pour savoir ce que je pouvais en faire, les attacher en queue-de-cheval, en chignon, en tresse. Et pourquoi pas les lâcher? Assisse en tailleur devant le miroir, j'ai ôté cet élastique immonde, bien typique des filles. Mes cheveux glissant sur mes épaules, ils ont enveloppé mon visage. Cette sensation peu familière aurait fait pleurer l'ancienne Astrid, mais j'ai souri, presque rit. Je les ai touché, tripoté pendant au moins dix minutes, je les admirais, pour la première fois. Je ne me souvenais même plus de cette légère ondulation et de cette longueur, beaucoup trop longue. J'ai attrappé des ciseaux sans réfléchir, coupant un coup sec dans mes cheveux. J'y ai passé la soirée, ajuster et me faire cette petite frange mais qu'importe, ils sont resplendissants.
J'étais prête physiquement, il restait quelques détails à améliorer dans mon esprit. Je suis sortie de mes bouquins scolaires, tout en gardant des notes correctes; il me fallait de nouvelles occupations. J'ai essayé diverses activités. Le sport, je n'avais pas besoin de me défouler, la danse, tellement ennuyant, la peinture, les bonhommes-bâtons étaient simples à faire. Puis la musique est apparue. Jouer d'un instrument est impressionnant, mais je n'étais pas douée. Je me suis penchée sur son écoute, et sur son analyse. J'ai acheté un baladeur avec mes dernières économies et désormais, je ne peux plus m'en passer. Toujours une chanson à fredonner, à marmonner aux récréations. À cette nouvelle passion s'est ajoutée l'écriture. Dans un cours de divination, les premiers mots griffonnés sur le coin de mon carnet formaient une histoire assez cohérente. J'ai écrit un premier paragraphe, puis un deuxième, pour écrire toute l'histoire. Je dévore les carnets, écouteurs dans les oreilles, inventant des histoires et des personnages insensés. La fin d'année m'a semblé passer plus vite. Les derniers examens, puis la pression qui redescend. Je me sentais bien dans ma nouvelle peau, je n'avais plus de soucis à me faire. Je me suis acceptée. La dernière semaine à Poudlard a été, particulière. Déchirée entre mon passé et mon futur. J'ai laissé une âme d'enfant pour mon véritable commencement en tant que femme libre.
Sur le départ, mon professeur de botanique est venu me saluer. Il savait cette envie de liberté, ce besoin si important à mes yeux.

"Il est tant de vous envoler et de faire votre vie Miss Storm. Vous avez un avenir remplie de belles choses qui vous attend. Je sais que ce sujet est délicat avec vous mais, j'espère tout de même que vous formerez un jour une famille, enfin, que vous rencontriez du monde et pourquoi pas, l'Amour."

Sur ces paroles, il m'a fait signe et il a disparu dans les couloirs de Poudlard. Cette attention à mon égard m'a soulagé, m'a rassuré. Je suis partie le cœur léger de cette école devenue ma maison, les paroles du professeur me traversant l'esprit. Et s'il avait raison? Si un jour je devrais rencontrer des gens, même si l'envie n'y est pas? Et cet univers que je n'ai jamais évoqué? Mais qu'est-ce que ce véritable Amour?
Histoire
Les grandes plaines de Norvège. Et ses fjords. Toute cette nature a été le décor de mon enfance. Aucun building ou panneau publicitaire aux alentours. Mes terres restent les dernières parties du monde où les moldus n'ont pas apporté leur bruit et leurs saletés. Je suis née dans une tribu très ancienne aux habitudes traditionnelles. Mon village, mis à l'abri des moldus par une forêt magique, est un petit bout de paradis; ou du moins, il l'était.

Ma vie a commencé en 2008, cela fait déjà un petit moment. En venant au monde, je devins la future chef de ma tribu. Fille de Kai Storm, ma naissance devait faire le bonheur de mon peuple. Petite Astrid est née, une chevelure d'un vert puissant. Les cheveux de couleurs étaient signes de malédiction, mais est-ce si grave d'être différente? L'amour de mes parents a d'abord effacé les rumeurs et les mauvaises paroles à mon sujet. Mais en grandissant, ils ne pouvaient plus me protéger de ce mal. Mon nom résonnait dans toutes les bouches comme une menace, et les regards pointés sur moi, ne permettaient pas à l'enfant que j'étais d'être normale, j'étais différente pour tous, et pour moi. Accompagnée de mon chien et de ma solitude, j'ai continué de grandir et essayé de m'épanouir. La forêt est devenue ma nouvelle maison, je pouvais être enfin moi. Le silence ne m'intimidait pas, l'obscurité me réchauffait un peu l'esprit, je passais le plus de temps possible à l'extérieur de ma prison, mon village. La grande cape noire que ma mère avait faite pour moi me permettait de sortir ou de rentrer sans me faire remarquer. Mes parents ont essayé de me retenir à la maison, de me dissuader de passer mes journées à la forêt, que ce n'était que des paroles, que j'étais belle. J'ai essayé de rester au village comme toutes les jeunes filles mais les regards faisaient monter la chaleur des enfers que je vivais. Les larmes coulaient et les douces feuilles de la forêt venaient me consoler. La forêt est ensuite devenue mon amie, avec qui je pouvais partager mes secrets et mes peines. Elle m'a ensuite dévoilé ses mystères et donné de grandes leçons. J'ai étudié chaque arbre, chaque plante et appris toute l'histoire de cet univers. Puis mes premières expériences sont apparues. D'abord, j'ai créé de multiples sirops et jus, jouant sur les textures et les saveurs. J'aurais aimé partager mes créations avec le monde, mais seul Yuki, mon chien, était là pour déguster. Une nuit d'automne, quand les derniers fruits avaient été utiliser pour de la compote, j'ai décidé d'essayer une nouvelle expérience. À travers les nombreux livres que j'ai lus, les potions ont commencé à me fasciner. Imaginer en réaliser me donner des papillons dans le ventre. On pourrait être fière de moi, se serait un accomplissement dans ma vie, après tant d'échecs. J'avais ramassé tous les ingrédients durant les deux derniers mois pour cet événement; tout était prêt. Je ne voulais rien rater, et obtenir la fameuse potion: l'amour infini. Et j'ai réussi. J'étais si fière, je voulais montrer ça à mes parents et la leur donner, pour qu'ils m'aiment toujours. J'ai couru aussi vite que je pouvais pour les retrouver. En arrivant, la porte de la maison était entrouverte, mes parents étaient là. Leurs paroles tranchantes me terrifient encore:

Mais pourquoi est elle différente?

Il faut qu'elle parte, elle est peut-être une menace pour notre peuple...

Mais c'est notre fille, Kai, on ne peut pas faire ça…

Je connais un endroit où l'on s'occupera bien d'elle, ne t'en fait pas. Et nous pouvons toujours essayer d'avoir un autre enfant…


Les sanglots de ma mère sont les derniers sons que j'ai réussi à percevoir de mon chez-moi, de mon ancien chez-moi. Je me suis enfuit, les yeux noyés dans tant de larmes, et j'ai lancé ma fiole au sol pour la voir disparaître en éclat. Je ne me suis pas retourné, je ne voulais plus être ici, et j'ai encore couru plus vite pour que l'on ne me rattrape pas. Du haut de la colline de la forêt, j'ai jeté un dernier regard au village, regarder une dernière fois cet endroit. Ce magnifique endroit avec ses monuments anciens et tant de caractères. Mon enfer. J'ai traversé la forêt une dernière fois, comme un adieu. Sa douceur et sa chaleur n'ont pas arrêté ma rage et ma colère, ses bras ne m'ont pas calmé. J'ai continué, encore et encore, de marcher. Arrivée à la fin de la forêt avec Yuki, j'avais peur. Peur de sortir de l'enveloppe magique ou peur de découvrir la vie de l'autre côté de cette barrière? Les deux, mais je sortais de l'enfer pour un monde meilleur, une vie meilleure, je l'espérais. J'ai fermé les yeux et j'ai fait un pas en avant; j'étais de l'autre côté du mur.

Les premiers jours ont été compliqués, les semaines encore plus. Les gens ne s'intéressaient pas à moi, je n'étais rien pour eux. J'ai parcouru des dizaines de rues sans avoir un regard, ni un mot de travers. Seule avec Yuki, les petites dames me donnaient de l'argent pour que je puisse manger. À leurs yeux, je n'étais qu'une enfant sans famille et sans abri. Toutes les légendes que l'on raconte sur ce deuxième univers sont fausses. Pas de personnes qui hurlent, qui vous regardent bizarrement, qui vous coupent en morceaux, vous n'êtes qu'un objet dans le décor. Les premières personnes qui ont prêté attention à mon sujet étaient des policiers. Ils sont venus me chercher un matin, je dormais dans le parc, pour m'emmener au commissariat. Ils m'ont posé des tonnes de questions, sur moi, sur ma vie. J'étais heureuse, on s'occupait de moi. Puis rapidement la gentillesse qu'il me donnait est partie en une banalité administrative. Je n'ai donné aucun nom sur ma famille, aucun endroit, rien. Il n'était plus rien à mes yeux. J'ai dormi là-bas, à travers des cris et des sirènes. À l'aube, un homme est venu me chercher. Je ne le connaissais pas, mais mon instinct ne m'a jamais trahi. Je savais qu'il était mon sauveur et que mes malheurs allaient enfin se finir. Le soleil se distinguait à peine dans le brouillard que nous étions déjà en voiture.

Qui êtes-vous monsieur? Et savez-vous qui je suis?


Chère Astrid, cela fait bientôt deux mois que je te cherche. Je travaille pour une grande école de sorciers.


Que me voulez-vous?

Tu as enfin tes 11 ans petite sorcière, il était temps que je te trouve.

Je ne comprends pas…

Tu comprendras très rapidement.

Après de nombreuses heures de trajet en voiture puis en bateau, je suis arrivée à Poudlard. Je ne comprenais pas, pourquoi moi? J'étais parmi des centaines de personnes, toutes différentes mais semblables à la fois. J'ai caché mes cheveux, pour ne pas attirer l'attention. Arrivée peu après le début d'année, le Choixpeau me plaça à la maison Poufsouffle. Une bonne maison, calme, respectueuse, ce qu'il me fallait. Les autres ne me remarquaient pas au début, cela m'allait. Les adultes me demandaient souvent si tout allait bien, je n'avais pas à me plaindre, Yuki avait pu rester à mes côtés. Mais les enfants sont cruels entre eux. Dans le cours de potion, un groupe de Serpentard a trahi mon secret. Arrachant ma cape, ma chevelure devint visible par tous. Ce sont d'abord leurs moqueries qui m'ont rappeler les douleurs du passé. Et les regards pointés à nouveau sur mes cheveux n'ont fait que réveiller ma rage. Je leur ai lancé ma potion de silence pour qu'il se taisent, et j'ai foutu le camp. J'ai évidemment été puni pour mes actes, mais qu'importe, je me suis vengée d'eux. Tout le monde a vite été au courant de cette histoire, mon nom résonnant autrefois dans le village sifflait maintenant dans les couloirs. Je suis alors devenue une élève solitaire. Peu de personnes venaient me parler, je passais mon temps à travailler et j'ai trouvé un équilibre dans ce quotidien. Mes distractions étaient Yuki, nos balades et les livres de potions. Excellant dans la matière, je passais mon temps libre dans la nature à la recherche d'ingrédients, et le soir, je faisais mes mélanges en cachette dans ma chambre.  Ma scolarité s'est déroulée calmement, aux vacances je restais pour aider à la préparation de l'année suivante, et mes cheveux n'intriguaient que les nouveaux premières années. J'ai pris l'habitude des moqueries, et j'ai décidé de ne plus y prêter d'importance.
La mort de Yuki a retourné beaucoup de douloureux souvenirs. Il était la dernière chose appartenant au passé, à mon horrible passé. J'ai alors pris une grande décision: j'allais retrouver mes parents. Je voulais leur montrer que j'avais réussi certaines choses dans ma vie. Ma scolarité était ma plus belle réussite, et les potions n'avaient plus de secrets pour moi. De plus, la jeune femme que j'étais devenue avait énormément changé de l'enfant dont ils doivent avoir encore se souvenir. Je suis partie seule, un matin, retrouver ma terre et les miens. J'avais peur, de nouveau, mais je devais le faire. Le trajet m'a paru être une éternité. J'ai d'abord retrouvé mon village adoptif de Norvège; rien n'avait changé, le commissariat était toujours le même.

Le moment de repasser le mur a été un déchirement. Tous les souvenirs se bousculaient dans ma tête, dans des ordres aléatoires, sans plus aucun rapport entre eux. J'ai hésité, failli faire demi-tour et m'enfuir, mais j'étais plus forte qu'avant et j'étais libre pour toujours, je ne devais pas les craindre, je ne devais plus les craindre. Je n'étais plus la seule à être différente, tout était différent. J'ai découvert le chaos, les enfers étaient devant mes yeux. Ma tendre forêt était devenue un cimetière sans âme, et au loin, mon village,  n'était plus. Le ciel, auparavant toujours clair, était sombre et nuageux. Et l'atmosphère fraîche que j'ai connue, est désormais sans le moindre souffle de vie. J'ai dévalé la forêt pour comprendre ce qu'il se passait au village, pour leur apporter mon aide. Mais je n'ai trouvé que des ruines. Des restes d'autrefois dans un décor de films d'horreur. Mon village a été anéanti par le mal. Par qui ou par quoi? Je cherche encore, la réponse sera à jamais un mystère. Je me suis précipitée dans ce qu'il restait de chez moi. J'ai retourné des tas de débris pour espérer les retrouver, ou retrouver ce qu'il restait d'eux. Rien, il ne restait rien d'eux. Tout a été brûlé, sans aucune exception. J'étais vide, et j'étais choquée de ce que je découvrais. Mes parents étaient morts, aucune explication ne pourra un jour se faire. Ce Mal a emporté des vies, des souvenirs, mes souvenirs. J'ai parcouru ma maison, sans les murs, sans le toit, à la recherche d'un petit quelque chose miraculeusement sauvé des flammes. J'ai fait chaque pièce une par une, en terminant par ma chambre. C'était la seule pièce où il restait quelques affaires, plus ou moins carbonisées. J'ai espérais un instant retrouver mes livres d'enfances sur les potions, mais toutes ces affaires n'étaient pas à moi. J'avais un frère. Un frère de 11 ans, sa lettre pour Poudlard traînait dans les débris. Tye. Tye Storm, mon petit frère. Je n'ai pas pu retenir mes larmes, rage, douleur, à mon tour j'étais anéantie. J'ai hurlé, crié, pleuré encore et encore jusqu'à épuisement. J'ai pris la lettre ainsi que certains restes de ma famille. Avant de quitter la maison, sous un morceau de mur, le crâne de la tribu était resté intact. Je les pris entre mes mains tremblantes. Mon père la portait, cette couronne est la distinction de mon peuple.  Je l'ai posé sur ma tête, les larmes coulant le long de mes joues. Elle me revient, mon père n'est plus la maintenant. J'ai pris une grande inspiration, et j'ai quitté ma maison, à jamais dans le silence. J'ai remonté la forêt, lentement, la tête lourde de tant de souvenirs et de ce crâne. Je n'ai pas levé les yeux et j'ai marché tout droit. J'ai fait mon adieu final à ce monde, à cette vie qui n'est rien à présent. Je ne me suis pas retournée, je ne serais jamais repartie. J'ai repassé le mur sans même réfléchir et pour que personne ne touche aux restes de ma vie, j'ai détruit la bulle qui protégeait mes terres, emportant avec elle tout ce qu'elle préservait. Personne ne découvrira ses terres de bonheurs, ses paysages qui vous donnent envie de pleurer, mon peuple et ses cris de joie. Personne, c'est mon histoire, c'est mon secret.

Maintenant, je mène une vie simple, oubliant les souffrances de mon enfance. Personne atypique, je passe rarement invisible aux yeux des gens, mais le monde des adultes est véritablement différent de celui des enfants. Plus de moqueries, je suis devenue une femme normale. Je n'ai pas peur des autres, je n'ai plus peur des autres. Les potions, les plantes, le monde magique sont désormais toute ma vie, je suis restée une enfant fascinée. Je travaille dans une parfumerie temporairement, dans la partie des sorciers. Ce travail est sympa, je réalise des senteurs agréables, que les mamans viennent acheter pour leur princesse chérie. Mais ce n'est pas le rêve de ma vie. Je veux pouvoir être moi, tout le temps, pouvoir m'épanouir dans ce qui me plaît, pouvoir transmettre mon amour pour la magie, et pourquoi pas, pouvoir enseigner à Poudlard.

Alias : Lou
Hellooo! Grande fan de Harry Potter, comment ne pas venir sur ce super forum? j'espère que ma petite Astrid vous plaît et que ses aventures vous amuseront aussi^^
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Nandi Stander
Neutre
Nandi Stander
Messages : 11
Date d'inscription : 03/11/2018
Jeu 27 Déc - 23:52

Welcooooooome !
Vu que j'ai (encore) une métisse comme avatar, tu me reconnaîtras sûrement ~
(Façon, si tu ne me reconnais pas, je te frappe.)

Bref, hâte de lire ta fiche, bon courage pour la finir c:
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Hector Doom
Neutre
Hector Doom
Messages : 22
Date d'inscription : 25/11/2018
Ven 28 Déc - 23:28

OUUUUI
Ma chérie trop content que tu sois enfin lancé .
Bon courage pour la fin de ta fiche miss Astrid.
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Jade Mcimpish
Jade Mcimpish
Messages : 3
Date d'inscription : 23/10/2018
Lun 7 Jan - 22:37

Tu es validé !
Très jolie fiche, trop courte à mon goût parce que maintenant je veux savoir la suiiiiiiiiite aaaaaaaaaaaaaaaaaaah. WELCOME !
Tu peux maintenant aller recenser ton avatar, ouvrir tes relations, créer ton carnet et commencer à rp !
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